La guerre en Ukraine, entre autres conséquences, va entraîner un choc énergétique. Les médias commencent à préparer l'opinion à la problématique qui, déjà, se ressent dans le prix de l'essence : c'est un chroniqueur, sur France Inter, qui propose que les familles baissent de 2°C la température dans leurs logement, c'est la présidente d'Engie qui prévient que l'hiver prochain sera très compliqué. C'est aussi le ministre de l'Economie qui demande "aux français de faire un effort sur leur consommation d'énergie". 
 
Il s'agit donc, très concrètement, de faire payer à la population des années de politique énergétique suicidaire et coûteuse. Et il s'agit de demander cet "effort" aux populations les plus précaires, dont un "effort" sur la consommation d'énergie n'est pas un verbiage théorique mais bien s'enfoncer encore plus dans la précarité.
 
Ensemble ! 34 considère que la problématique de la consommation d'énergie intègre à la fois les questions de sobriété énergétique, mais également des modes de production, des sources d'énergie et enfin la question des logements. En prenant les choses par le petit bout d'une gestion de crise refusant de remettre en cause le mode productiviste de production d'énergie, en ignorant superbement la question de la précarité énergétique, le gouvernement continue sa politique de classe.
 
Des solutions peuvent exister, pour peu que l'on s'y penche sérieusement : isolation des bâtiments, et en priorité les bâtiments sociaux gérées par les municipalités, métropoles et départements ! Et, en urgence, gèle total des prix de l'énergie.
 

Nous invitons les habitantes et les habitants de l'Hérault à nous faire remonter leurs témoignages : que signifie concrètement pour vous une baisse de 2°C de la température de votre logement ? dans quelle situation vous trouvez-vous actuellement concernant l'énergie ? etc
Ces témoignages seront le support d'une campagne concrète contre la précarité énergétique.