Selon Anna Toumezoff (en particulier dans cet entretien à Regards du 29 septembre 2021), une quarantaine de femmes ayant porté plainte au commissariat de Montpellier ont vu leurs plaintes systématiquement classées sans suite, après un interrogatoire sans aucune empathie d'une policière pourtant aguerrie sur l'éventuel ressenti de bien être au cour du viol qu'elles ont subi.

Alors que chacun sait que la démarche de porter plainte, pour une femme victime de viol, est un traumatisme de plus, le préfet de l'Hérault réagit en soutenant sans aucun recul les fonctionnaires de police (en "défendant leur honneur"), en menaçant de poursuites celles et ceux qui dénonceraient ces pratiques et sans aucun mot pour les victimes.

Par cette réaction indigne, il inflige aux victimes une double peine.

Alors que la lutte contre les violences faites aux femmes aujourd'hui est affichée comme un objectif prioritaire des pouvoirs publics, l'attitude supposée de cette fonctionnaire ne peut qu'interroger et les propos du préfet ne peuvent que nous indigner.

Afin de rendre justice et dignité à ces femmes, non respectées, abandonnées par les institutions, Ensemble ! 34 demande une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur cette situation que nous considérons très grave.

Nous demandons également à ce que le préfet de l'Hérault revienne sur ses propos et s'adresse aux victimes afin de leur apporter son soutien.