La période est chaotique en politique, c’est le propre des crises et nous en traversons plusieurs : une crise sanitaire avec la pandémie, sociale avec un chômage de masse et une précarité qui explose, écologique que les événements météorologiques extrêmes nous rappellent régulièrement, démocratique et politique avec un désaveu grandissant de la population vis-à-vis des institutions de la 5ème république et des élu.e.s.

 

Dans ce genre de période, beaucoup essayent de relativiser, d’effacer les lignes jaunes, les lignes rouges. La fuite individuelle et les changements de camps intempestifs des opportunistes fleurissent. Nous le voyons ici de façon extrême, avec le passage de Frédéric Bort, ex-chef de cabinet de Georges Frêche, dans le camp de Le Pen et Ménard. Frédéric Bort, dans cette histoire, est le Marcel Déat local. Ce dernier quittait la SFIO pour créer le Rassemblement National Populaire en 1941, favorable à l’occupant nazi et à Pétain. Pour la fin juin, Bort rejoint le Rassemblement National pour les élections régionales en Occitanie.

 

Le RN espère ainsi récupérer une partie de l’électorat de Frêche , notamment à Montpellier où ce parti d’extrême droite n’arrive pas vraiment à s’implanter.

C’est un bon coup pour eux, une claque sévère pour le clan frêchiste ou ce qu’il en reste.

 

Non, le Rassemblement National n’est pas un parti comme les autres. Accepter d’être l’un de ses candidats, et qui plus est, accepter de diriger sa liste dans l’Hérault n’est pas à banaliser. La situation est grave.

Des digues ont déjà cédé et cèdent encore à droite. On voit ici que les lignes sont brouillées également du côté de la sphère d’influence du PS.

La Lepenisation de l’agenda et du contenu médiatique avance pas à pas. Il est important de réagir collectivement pour empêcher sa progression vers le pouvoir.

Mais il n’y a pas mille chemins pour le faire, il n’y a que celui de la construction d’une alternative politique solidaire, écologiste et radicalement démocratique. Une alternative politique co-construite avec la population, pour répondre à ses besoins.

 

Il y a urgence !