Communiqué de presse unitaire :

Montpellier n'est pas une marchandise, nos biens communs ne sont pas des espaces publicitaires...

 

En juin 2020 nous nous sommes mobilisé.e.s afin que Montpellier, notre ville, ne tombe pas dans l'escarcelle du milliardaire Altrad et ses allié.e.s ou ne revienne pas dans le clan du macroniste Saurel. Il était hors de question de laisser notre ville aux mains du patronat, de laisser nos quartiers devenir de la chaire à béton et nos biens communs submergés par les eaux glacées du calcul égoïste.
Et c'est en toute cohérence, avec notre mobilisation de juin, que nous dénonçons ce mois de décembre le souillage de la piscine d'Antigone par les forces de l'argent et du béton avec la bénédiction de la majorité municipale pour une poignée d'euros.
Il est hors de question de laisser faire. Cette démarche de « naming » doit cesser. Notre ville, nos équipements, nos biens communs ne sont pas des marchandises, ne sont pas non plus des panneaux publicitaires au service du monde libéral.
De même qu'il est inacceptable de voir nos écoles s'appeler Coca-cola, nos bibliothèques s'appeler Amazon ou l'opéra Comédie « Netflix ». Comme il est inacceptable que notre stade de Rugby soit encrassé du nom de GGL ou notre piscine Antigone souillé par le nom d'un autre dé-verseur de béton Angelotti.
Lorsque l'on nomme une rue, on cherche un nom qui a du sens, qui donne à voir les principes que notre ville veut défendre, promouvoir. Ravaler le nom de notre piscine Olympique avec celui d'un champion du béton donne aussi un signe des valeurs que l'on veut défendre, des combats que l'on veut vraiment mener ou pas. Et que l'on ne nous dise pas que ce n'est pas grave, que c'est un équipement sportif !
Le sport, comme la culture, l'école... et l'ensemble de nos biens communs doivent être sortis de la marchandisation, doivent être protégés de la marchandisation et de l'appétit
des spéculateurs, des ex-torseurs de la plus-value du travail.
L'urgence est à la bifurcation écologique, à l'établissement d'un véritable bouclier social, sanitaire pour toutes et tous, à la rénovation radicale de la démocratie, à la culture du sens. Nous devons agir pour cela à toutes les échelles, notamment locales.
Ce contrat aliénant notre piscine aux mains du bétonneurs Angelotti doit être dénoncé. La municipalité peut revenir sur cette décision et stopper ainsi la privatisation bout par bout de nos espaces publics, de notre ville au nom de nos valeurs éthiques dont nous avons la responsabilité de protéger.
 
Confluence – PG 34 – Ensemble 34 – Insoumis.es de Montpellier