Comité Nous Signons 34

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Pourquoi signer et se mobiliser pour ADP ?

 

Comme vous le savez le gouvernement va procéder à la privatisation du groupe « Aéroports de Paris » (ADP).

  • Mais qu’est ce que le groupe « ADP » ?

Aéroports de Paris (ADP) est une entreprise française actuellement détenue par l’État. Elle regroupe 3 aéroports internationaux de Paris et de sa région : Paris-Orly, Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Le-Bourget ainsi que 10 aérodromes civils d'aviation générale et un héliport.

  • Où en est-on ?

Le jeudi 11 avril 2019, la privatisation du Groupe ADP a été adoptée par le Parlement, lors du vote de la loi Pacte. Cela signifie que l’État a la possibilité de vendre plus de la moitié du capital de cette société.
En réaction, presque 250 députés et sénateurs de tous les bords politiques ont lancé deux jours plus tôt une procédure législative inédite. L’objectif : organiser un référendum d’initiative partagée (RIP) pour permettre à l’ensemble des français·e·s de voter et de décider de l’avenir des Aéroports de Paris. Depuis le jeudi 13 juin, la campagne de récole des 4,7 millions de soutien nécessaire à l’organisation de ce RIP est lancée.

  • Pourquoi le gouvernement dit-il vouloir privatiser « ADP » ?

Pour financer partiellement son « fonds pour l'innovation de rupture » (10 milliards d’euros), qui devrait ensuite lui rapporter 250 millions d'euros d’intérêts par an. Le Gouvernement affirme également que privatiser l’entreprise ADP n’est pas problématique car elle ne constitue pas un actif « stratégique » et que son activité se résume à du commerce.

  • ADP en réalité est un outil particulièrement stratégique pour l'État français :

En 2018 seulement, ADP a réalisé 610 millions d'euros de bénéfices. Soit 185 millions d’euros de dividendes pour l'État, c’est-à-dire de l'argent utile pour la collectivité nationale. En 13 ans, l'État a touché 1,5 milliards d'euros.

- C'est la première frontière de France ;
- 89 millions de passagers d’Europe et international sont passés par ses aéroports en 2018 ;

- En tout, la même année, ce sont 105 millions de passagers qui sont passés par ses aéroports, et leur nombre devrait augmenter de +2,8% au cours de chacune des cinq prochaines années ;

- Paris-Charles-de-Gaulle constitue à lui seul le 2ème aéroport d’Europe et le 10ème dans le monde ;

- ADP est aussi gestionnaire des premiers aéroports métropolitains, soit 51% du trafic national et 83% du fret aérien ;

- ADP, c'est 6 680 hectares de superficie, soit l’équivalent des 2/3 de la ville de Paris ;

- Paris-Charles-de-Gaulle se lance bientôt dans la construction d'un terminal 4, pour accueillir 30 millions de passagers supplémentaires.

 

  • Stopper la privatisation d’ADP c’est garder les moyens d’agir contre le réchauffement climatique.

Pour lutter contre le réchauffement climatique, la privatisation d’ADP est un enjeu environnemental déterminant.
D’abord, privatiser ADP est une manière de perdre le contrôle sur le trafic aérien, qui compte pour au moins 2% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Plus encore quand on sait que le secteur est amené à doubler à court terme.
Aussi, c’est également reléguer l’artificialisation des sols induits par la construction de nouveaux bâtiments, de nouvelles pistes... aux grands groupes privés.
Enfin, vendre ADP pourrait s’avérer fatal si l’État souhaite imposer des mesures écologiques (taxe carbone, limitation du trafic aérien…) à de groupes industriels privés de l’aéronautique. Les groupes souhaiteront rendre leurs investissements rentables, et n’accepteront pas que cette rentabilité soit limitée par des considérations écologiques.
Concéder ADP à des actionnaires privés est en contradiction frontale avec les objectifs des accords de Paris et le besoin de réorienter les investissements vers la mobilité propre. Voilà pourquoi il est essentiel que l’État garde la main sur le développement des Aéroports de Paris.

  • Comment empêcher cette gabegie ? Demander l’organisation du RIP

Contrairement à la privatisation des autoroutes nous avons cette fois un outil citoyen pour empêcher la privatisation d’ADP : le Référendum d’Initiative Partagé (RIP). Pour que cette procédure citoyenne puisse conduire à la tenue d’un référendum à l’automne 2020, il faut d’abord que, pendant une période de neuf mois qui va du 13 juin 2019 au 13 mars 2020, 10% du corps électoral, soit 4 717 396 électrices et électeurs, soutienne le RIP. Ce soutient peut se faire par internet : https://www.referendum.interieur.gouv.fr. Les citoyennes et les citoyens ne disposant pas d’un accès à internet peuvent faire enregistrer leur soutien avec l’aide d’un agent public, par un des points d’accès énumérés par le ministère de l’Intérieur. Et c’est là que votre commune peut intervenir.

 

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