Montpellier. Attaque de nervis contre les étudiants à la fac de droit

L'amphi A de la fac de droit avait été occupé suite à la manifestation du 22 mars. Dans la nuit, des hommes cagoulés et armés de batons ont agressé les étudiants.

Le doyen qui est apparu complaisant avec les agresseurs,  sinon complice, a démissionné samedi 24 mars.  Un rassemblement de protestation réunissant plusieurs centaines de personnes a eu lieu vendredi devant la fac de droit puis devant la préfecture de Montpellier. A Toulouse et dans plusieurs villes, les étudiants ont aussi manifesté en solidarité.

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Voir la vidéo de l'agression 

Voir ici le reportage de France 3 Occitanie suite à l'attaque de cette nuit du jeudi 22 mars 

Voir ici le compte rendu par Midi Libre réalisé dans la journée du vendredi 23 mars.

 

 

 

DERNIERE MINUTE : Le doyen de la fac de droits, Philippe Petel a démissionné ce samedi 24 mars.
Communiqué d’Ensemble !34 :

L'ensemble des éléments par ordre chronologique, y compris les communiqués suite à la rencontre en préfecture vendredi soir :
http://www.cgteducmontpellier.org/single-post/2018/03/24/Attaque-dun-commando-de-barbouzes-%C3%A0-luniversit%C3%A9-de-Montpellier

Témoignage et vidéo : Attaque de l’extrême-droite à la fac de Montpellier : "J’ai vu l’administration applaudir face au sang d’étudiants en lutte pour leurs droits" https://www.facebook.com/RevolutionPermanente.fr/videos/1664704600277988/

A 13h le vendredi 23 mars a eu lieu un rassemblement de soutien pacifique devant la fac de droit. Des centaines de personnes choquées ont manifesté leur solidarité dans le calme. Des manifestations de soutien ont également eu lieu dans plusieurs villes de France : Toulouse, Lille, Lyon, Paris...

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communiqué de l’intersyndicale

Les organisations syndicales réunies ce jour ont appris avec consternation l’intervention d’un groupe de nervis cagoulés contre des étudiants occupant un amphithéâtre de l’UFR de droit et science politique, dans le cadre de la mobilisation contre la sélection à l’Université et la réforme du bac, pour le retrait de la loi ORE.

Plusieurs étudiants ont été blessés, des insultes à caractères racistes et homophobes ont été proférées.

Cette violence appelle une condamnation nette et sans appel de la part de toute la communauté universitaire.

Nos organisations demandent à ce que des poursuites soient engagées contre les auteurs, ainsi que leur commanditaire.

Des témoignages attestent que le doyen de l’UFR de Droit  était présent aux côtés des individus encagoulés.

Nous demandons à ce que le Président de l'UM, dès aujourd’hui, condamne publiquement ces agissements  et engage les poursuites nécessaires.

Nous réaffirmons que nos organisations ne reculeront pas, elles poursuivront jusqu’au bout le combat pour exiger le retrait de la loi ORE, aux côtés des étudiants, dans l’unité, comme c’est le cas depuis maintenant 3 mois. Nous appelons à un rassemblement aujourd'hui à 13h00 devant l'UFR Droit.  

Montpellier, le 23 mars 2018.

Signé : CGT (SNTRS, Université, INRA, FERC), SNPREES-FO, FSU (SNESUP, SNCS), Solidaires (Sud éducation, Sud Recherche EPST, Solidaires étudiantEs), CEI.

 

Communiqué d'Ensemble! : https://www.ensemble-fdg.org/content/soutien-aux-etudiants-mobilises-montpellier

 

Communiqué  de Liem Hoang Ngoc, de Myriam Martin, de Jean Christophe Sellin, de Guilhem Seryes, élus FI region Occitanie

Nous avons appris avec consternation et effroi que des étudiant-e-s grévistes de la faculté de droit de Montpellier ont été agresse-e-s, insulte-e-s et frappé-e-s par une dizaine de nervis, encagoulés et munis de bâtons et de morceaux de bois. 
Nous condamnons avec fermeté cette opération commando scandaleuse. Il est clair que le but de ces individus était d'empêcher l'action des étudiants qui se battent contre la loi ORE ( Orientation et Réussite des Élèves ). 
Nous demandons à la direction de l'université de faire la lumière sur les incidents graves qui se sont déroulés hier soir. Nous exprimons notre solidarité aux étudiants agresses, à tous ceux et toutes celles qui se battent contre la sélection à l'université et pour un service public d'enseignement supérieur de qualité avec les moyens nécessaires pour fonctionner.