L'intervention d'Ensemble ! 34 :

Chers camarades, chers ami.es, chères plantes, chers animaux,

Je vous remercie d’être présentes et présents aujourd’hui. En nombre qu’on voudrait toujours plus important, mais pour une mobilisation qu’on a organisée en moins d’une semaine top chrono, on peut se dire que c’est très loin d’être ridicule.

Bien sûr, face à l’urgence climatique il va falloir se mobiliser bien plus fortement mais l’arc de force qui a répondu présent aujourd’hui peut déjà être une bonne base avec en plus de nombreux citoyens.

De quoi on parle ? Du climat. Du dérèglement climatique produit par l’humanité. Le climat c’est un élément central pour l’écologie, et lorsqu’on parle d’écologie on parle de quoi ? De la science de l’habitat. Et l’habitat nous n’en avons qu’un, c’est la planète, on la partage avec plein de plantes et d’animaux. Le dérèglement climatique à cause de l’activité anthropique est plus qu’avéré et seuls quelques illuminés comme Trump ou Zemmour sont des climato-sceptiques. Par contre, depuis l’ère industrielle, la logique capitaliste est responsable des problèmes environnementaux et du réchauffement climatique. Faire toujours plus de pognon et de profits, produire toujours plus, gaspiller, piller les ressources, exploiter tant que c’est rentable, spéculer sur l’environnement, etc. c’est la nature même du capitalisme. C’est pourquoi, faire de l’écologie aujourd’hui c’est promouvoir un système économique et social qui aille vers une sortie rapide du capitalisme. Il n’y aura pas d’écologie réelle sans sortir du capitalisme.

Alors bien sûr, on voit plein d’entreprises faire du greenwashing mais elles ne nous trompent pas, les capitalistes ne nous trompent pas, ce n’est pas pour le climat ou pour l’environnement, c’est juste pour faire plus d’argent. Nous leur disons stop.

Alors bien sûr, il y a des politiciens qui font de beaux discours contre le dérèglement climatique et pour changer le monde. On se souvient pour ne prendre que cet exemple du fameux : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » mais aussi du tristement célèbre « Mon adversaire c'est le monde de la finance ».

Alors bien sûr, il y a aussi des organisations politiques qui ont un discours très vert, mais avec par exemple un candidat à la présidentiel qui affirmait sans honte qu’il se posait en défenseur d’une écologie qui est ni de gauche ni de droite. Pourtant pas d’écologie sans remise en question du libéralisme. Pas d’écologie sans se donner réellement la capacité de poser collectivement la question de comment on doit produire, qu’est-ce qu’on doit produire, et dans quel but on doit produire. Si c’est le marché, la loi de l’offre et la demande qui décide alors on sait ce que ça donne, ça donne des désastres climatiques et plus largement environnementaux et humains.

Une partie de la jeunesse du monde entier montre assez bien l’exemple avec des mobilisations fréquentes sur la question climatique. Des mobilisations protéiformes. Des modes d’actions qui bloquent par exemple des Grand Projets Inutiles au détriment des capitalistes et des décideurs (on se souvient de Notre Dame de Landes).

La mobilisation paye et nous ne pouvons pas attendre des blabla bla, des beaux parleurs, des bonimenteurs. Prenons en main nos vies car nos vies, notre planète, la biodiversité, valent plus que leurs profits.

Nous devons tout faire pour que la hausse de la température ne dépasse pas 1,5°C. Et pour ça nous n’avons plus le temps d’attendre et nous ne pouvons pas accepter des mesurettes qui verdissent le capitalisme. Nous devons nous mobiliser partout et mettre des coups de pieds au derrière des dirigeants et de la classe possédante pour qu’ils arrêtent de détruire notre planète. Nous devons amplifier le rapport de force.

Je ne vais pas ici énoncer tout un programme écosocialiste car cela nécessite du temps mais quelques mots clés tout de même comme le fait de diminuer fortement la production de CO2, limiter les déplacements inutiles, l’utilisation des modes de déplacements polluants comme les avions, les voitures individuelles. Isoler bien plus efficacement les logements et les bâtiments. Et pour cela il faut mettre en place des dispositifs contraignants pour que les propriétaires de logements et les chefs d’entreprises soient pénalisés s’ils n’isolent pas correctement le bâti neuf comme l’ancien. Arrêter de produire des aliments avec des pesticides. Favoriser l’agriculture paysanne. Réorienter la PAC pour le Bio car l’agriculture intensive et chimique coûte en réalité bien plus cher que la bio car on la paye 3 fois. Il faut interdire les produits qui font le tour de la Terre. Il faut favoriser les énergies renouvelables, et le nucléaire n’est absolument pas une solution car c’est trop dangereux et le bilan carbone pour extraire l’uranium notamment au Niger est vraiment mauvais sans parler de la construction des centrales et tout. Limiter le transport de marchandise par la route et j’en passe.

Bon, et au niveau local, concrètement ce qu’on peut faire, et ce rassemblement le montre déjà, c’est qu’il est primordial de se mobiliser partout et le plus souvent possible, d’apporter des solutions concrètes. Par exemple sur Béziers, l’équipe de fachos à la mairie fait que des conneries d’un point de vue environnemental. Ce n’est pas une surprise puisque l’extrême droite n’est objectivement pas pour l’environnement. Ils coupent trop d’arbres lorsqu’ils aménagent des lieux. A la place ils plantent parfois des arbustes qui n’ont de ce fait pas la même capacité pour luter contre le réchauffement. Les places minérales, c’est une connerie. L’utilisation de fontaines un peu partout et du miroir d’eau à Jean-Jaures avec une évaporation phénoménale, c’est une connerie. Non pardon c’est un crime, car ceux qui prennent de telles décisions alors qu’ils sont aux manettes sont des criminels car c’est à cause d’eux que le climat se réchauffe et que de plus en plus d’humains meurent à cause de mauvaises conditions environnementales. L’installation d’un incinérateur pour les déchets, c’est une connerie. Laisser les lumières de Noël allumées aussi longtemps, c’est une connerie. Ne pas favoriser les transports doux dans le Biterrois, c’est une connerie. Et j’en passe...

Du coup, dans notre diversité, il faut se mobiliser contre tous les trucs qui détruisent l’environnement ou qui vont impacter de façon abusive le climat. Il y a des associations qui se bougent déjà pour différentes choses. Et le combat se fait en complémentarité avec des initiatives plus marquées politiquement, sachant qu’en réalité tout est politique au sens grec du terme.

Le choix de la mobilisation sur cette place illustre bien tout cela : la bêtise d’avoir coupé les arbres, la proximité avec un collège et sa jeunesse qui va subir le plus fortement le dérèglement climatique mais qui est aussi la nouvelle génération pour se mobiliser. Le nom du collège Paul Riquet, qui nous rappelle la possibilité de transporter des marchandises différemment. La présence de la Sous-Préfecture, donc de l’État et du gouvernement qui fait presque rien pour le climat et l’environnement.

Il faut donc se fédérer, partager les idées pour ensuite agir en ayant toujours le souci d’associer à égalité les gens au niveau local. Il ne faut pas agir avec sectarisme dans son petit pré carré comme certains voudraient le faire en pensant qu’ils sont les seuls à avoir raison. Travaillons ensemble pour que le climat ne soit pas victime de ce système capitaliste. Pour sauver le climat, la planète et ses habitants, sortons du capitalisme ! Merci.

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