Les marches pour le Climat dans l'Hérault :

- A Sète

- A Montpellier

 

Crise sanitaire et crise climatique

La crise sanitaire a fait prendre conscience de la question écologique. Avec le confinement qu’elle nous a imposé, elle nous a donné une idée de ce que pourrait nous livrer une crise climatique, qui, elle, serait durable ! Les feux de forêts sans précédents qu’ont connus la Californie et l’Australie l’an passé sont parmi les exemples de catastrophes liées au réchauffement climatique. À Grenoble, on vit des étés de plus en plus caniculaires.

Le nombre de réfugiés climatiques se comptent déjà par millions sur le globe, notamment par l’avancée des déserts et la montée des eaux

En plus de faire fondre les glaciers alpins et la banquise polaire, le réchauffement climatique va réduire aussi le permafrost où sont réfugiés depuis des millénaires des virus qui pourraient être libérés par son dégel et jouer ainsi le même rôle à l’égard de l’homme que la covid.

Une Convention citoyenne pour quoi faire

 

Si le président Macron a réuni une Convention citoyenne sur le climat (CCC), force est de constater qu’il s’agit, une fois de plus d’un « coup de com ». En effet, cette convention lui a attribué la note de 2,5 sur 10 vu la faible prise en compte par Macron de ses propositions! Il faut savoir que depuis l’accord de Paris sur le climat, en France les émissions de gaz à effet de serre (GES) n’ont pas baissé : entre 2015 et 2019 elles ont même augmenté de 1%, et ce sans avoir réduit pour autant la production d’électricité nucléaire. Celle-ci continue à produire des déchets radioactifs qui s’accumulent et vont rester radioactifs des siècles et des siècles.

Pour appliquer l’accord de la COP 21 de 2015 visant à limiter l’augmentation de la température de 1,5° à la fin du siècle, le GIEC affirme qu’il faut, d’ici 2030, réduire déjà la production de GES de 45%.

La politique des transports du gouvernement continue d’être basée sur les moyens énergivores (route, air). N’a-t-il pas aidé financièrement Renault et Air-France lors de la crise sanitaire ? S’il a renoncé à agrandir l’aéroport de Roissy, d’autres projets aéroportuaires  restent dans les cartons. On continue de construire des autoroutes. À ce sujet, Christophe Ferrari, président de la Grenoble-Alpes-Métropole devrait s’inspirer de son homologue rouennais qui a décidé de retirer sa collectivité pour le financement du projet de rocade de sa ville et de rendre gratuit les transports publics le samedi.

Par ailleurs, l’État subventionne la vente des automobiles électriques soi-disant propres. En revanche, le gouvernement n’aide ni les chemins de fer ni les transports urbains à la mesure des déficits que leur procure la crise sanitaire. Jamais il ne parle d’encourager la gratuité des transports publics. La proposition de la CCC d’interdire les vols de ville en ville pouvant être reliées

par train en moins de 2h30 n’est pas appliquée. Aucune mesure n’est envisagée pour encourager le ferroutage.

Par ailleurs, notre gouvernement continue de supprimer des services publics de proximité comme des maternités, des bureaux de poste, des écoles, des antennes de finances publics ; incitant ainsi les gens à utiliser davantage leur voiture. Aucune initiative non plus n’est prise pour promouvoir les circuits courts de la production à la consommation.

Enfin, contre l’avis de la CCC, Macron a donné le feu vert au développement de la 5G, qui demande davantage d’énergie que les autres réseaux

 

La mondialisation économique source de réchauffement climatique

 

Par les transports de marchandises qu’elle occasionne, la mondialisation économique est source de gaspillage énergétique. Il faut la remettre en cause. Notre gouvernement devrait, comme les autres, travailler à relocaliser l’économie et non pas laisser les multinationales faire leur beurre en jouant sur les dumpings social, environnemental et fiscal. De plus, les carburants, tant des avions que des navires sont détaxés, ce qui ne peut qu’entretenir leur usage ! Au niveau mondial, la production de gaz carbonique, principal GES, continue d’augmenter : 4,2% de 2016 à 2919 !

Pour se développer, on ne peut pas demander aux pays pauvres les mêmes sacrifices en matière de GES qu’au pays développés. Par conséquent, pour respecter la moyenne mondiale de baisse de 45%, ces derniers doivent baisser d’autant plus leurs émissions.

 

Concilier sobriété et justice sociale

 

Depuis des décennies, notamment par le biais de la publicité, les dirigeants économiques nous ont formatés pour consommer toujours plus, pour rouler en bagnole à « tout bout de champ ». Les grands complexes commerciaux sont le meilleur exemple de ces incitations. Il faut interdire la construction de telles nouvelles infrastructures.

Si une société plus sobre est nécessaire pour sauver le climat, il ne faut pas que cette mutation se fasse au détriment des couches sociales les plus défavorisées. Il faut associer la justice sociale à la lutte pour la défense du climat. Aussi, il faut instaurer des tarifs sociaux pour des besoins vitaux comme l’énergie ou l’eau, il faut augmenter les minima sociaux et le salaire minimum, baisser les taux de TVA sur les produits de premières nécessités, supprimer la CSG, rétablir l’ISF, augmenter l’impôt sur le revenu des riches, celui sur les bénéfices des entreprises, réduire le temps de travail pour véritablement créer des emplois.

Le changement de politique ne se fera pas sans mobilisation. C’est la raison nous vous invitons à rejoindre la manifestation.