Rassemblement devant le  Palais de Justice à Montpellier pour demander justice pour Julie

Par ce beau dimanche ensoleillé du 7 Février, à 14h30,   150 personnes  se sont rassemblées devant le palais de Justice .Elles répondaient à l’appel  des associations* pour soutenir Julie victime d’un déni de Justice : les viols qu’elle a subi  entre 13 et 15 ans par 20 pompiers, ont été déqualifiés en « atteinte sexuelle ».  

 

Depuis sa plainte déposée en 2010, la procédure de justice a été honteusement freinée (6 mois pour obtenir une audition,8 ans pour obtenir une confrontation avec la plupart des pompiers) ,les juges refusent de croire Julie, (alors que les pompiers ont reconnu leurs mensonges) l’expert psychiatrique  diagnostique une « hystérie ». Bref, comme d’habitude Julie serait responsable ! ...

 

Après 10 ans de procédures, la Cour d’appel de Versailles confirme la déqualification des viols en atteinte sexuelle ! (sauf pour 3 pompiers) Les juges considèrent que Julie étaient consentante.

 

La cour de cassation est convoquée le 10 Février pour demander la requalification des atteintes sexuelles en viols.

 

C’est pour faire pression sur ce jugement que dans toutes la France sont organisés des rassemblements ce dimanche après-midi du 7 Février .

 

La grille du  Palais  est couverte de pancartes  dénonçant la culture du viol, le patriarcat, demandant justice pour Julie. Beaucoup  de jeune femmes se pressent  devant les grilles, avec des pancartes : « On te croit, tu n’y es pour rien », « le viol est un crime, pas un délit », « Palais de justice = tribunal patriarcal ». Certaines arborent le ruban  violet (la couleur de ralliement contre les violences faites aux femmes). Mais il y a aussi  leurs mères et  grand-mères  et quelques hommes….

 Des prises de parole  dénoncent :

 

 - la culture du viol, de la pédophilie, le patriarcat (3 victimes de viol par heure en moyenne sur l’année 2020, augmentation de 33 % en 2 ans avec une petite minorité d’affaires qui arrivent en cour d’assise)

 

- les failles du traitement juridique des affaires de viol, le caractère systémique du déni de justice.                                

 

- la  manière dont la police peut traiter les agressions sexuelles.

 

Les associations* demandent la reconnaissance des crimes perpétrés contre Julie, et le jugement des agresseurs.

 

 

Après quelques témoignages, une vingtaine de jeunes femmes se sont  rassemblées  pour une chorégraphie chantée, en espagnol, puis en français: « le violeur, c’est toi ». Ce chant est devenu l’hymne des femmes contre le viol en Amérique latine.

 

Un rassemblement tonique, gai, chaleureux et efficace !     

                                   

*Associations et organisations politiques de l’appel : Planning Familial 34 / Collectif Sudakas /Osez le féminisme 34/Citoyennes maintenant/ Ensemble 34, EELV, UCL.