Suite à la manifestation contre la loi sécurité globale et contre la loi « séparatisme » ce samedi 30 janvier à Béziers, déclarée comme une manifestation sonore et autorisée par la préfecture, et alors même que cette manifestation s’est très bien déroulée de l’avis même de la police, six jeunes ont été contrôlés alors qu’ils déchargeaient le matériel sur le parking d’Intermarché  du rond-point de la Treille à Béziers.

Exécutant les ordres du Préfet, comme dans d’autres villes de France par exemple à Montpellier, la police a saisi le camion de location ainsi que le matériel sono qui se trouvait à l’intérieur. C’est au moment où il a été  refusé aux jeunes de récupérer également leurs affaires personnelles, dont un ordinateur portable,  que la tension est montée, entraînant de la violence de part et d’autre : un policier est blessé et les six jeunes présents sont matraqués, traînés au sol et tabassés. Des plaintes pour violences policières ont été déposées.

Deux jeunes ont été placés en garde à vue.  L’un d’entre eux vient de passer en comparution immédiate et le verdict est tombé : 18 mois de prison dont 9 mois fermes ! Inacceptable ! La lourdeur de la peine atteste de la volonté de l’État de faire un exemple.

Quel était le but de l’État avec ce contrôle et la saisie du matériel sono ?  Ceci n’est pas un acte isolé : le gouvernement et les préfets veulent briser la jeunesse, lui interdire toute possibilité de se réunir, de vivre, de revendiquer.

Nous ne laisserons pas passer sans rien faire.

Nous appelons la population à un rassemblement de solidarité ce samedi 6 février à 11h00 sur les allées Paul Riquet face au théâtre, contre cette peine honteuse, pour le soutien à la jeunesse de notre pays !

Béziers le 3 février 2021

Signés : Libre Pensée, ATTAC, Comité de Résistance et de Reconquête Béziers-Capestang, Insoumis du Biterrois (LFI), collectif Ensemble ! du Biterrois, Génération.s Vallée d’Hérault, Parti Ouvrier Indépendant, PCF section de Béziers, Union locale  Solidaires