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 Souleymane, jeune guinéen boulanger à Fabrègues,est menacé d’expulsion

 

 

 

Souleymane, réfugié guinéen de 24 ans travaille depuis plus d’un an dans la boulangerie solidaire « Pain et Partage » de Fabrègues.

 

Victime de violences familiales, il quitte en 2018 son pays, traverse le Sahara, survit difficilement pendant un an au Maroc, traverse la Méditerranée sur une embarcation pneumatique, remonte l’Espagne et arrive à Montpellier en décembre 2019.

 

Sa demande d’asile a été rejetée. Après l’avoir dans un premier temps autorisé à travailler et malgré son actuel CDI dans la boulangerie, la Préfecture vient de lui refuser une carte de séjour au titre de salarié. Il est maintenant sous le coup d’une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) : il ne peut donc plus travailler légalement et il risque, à tout moment, une expulsion.

 

Pourtant, il remplit toutes conditions pour être régularisé et pouvoir continuer à vivre et travailler en France : Il est titulaire d’un CDI. Il travaille pour un employeur qui n’arrive pas à trouver de candidats à l’embauche. Il a appris le français qu’il parle maintenant parfaitement. Il est tenace faisant le trajet entre Montpellier et Fabrègues pour aller travailler chaque nuit, au début en vélo, puis en scooter. Il fait partie des héros du quotidien qui ont maintenu la France debout et l'ont approvisionnée pendant les 2 mois du premier confinement. Avec le soutien de son employeur, il veut entreprendre maintenant une formation qualifiante au CAP de boulangerie. Il participe à la vie culturelle ayant rejoint le groupe montpelliérain de percussions Mas Oukatann.

 

 

A initiative de quelques citoyens fabréguois, un Comité de Soutien à Souleymane s’est constitué. Cela renforce l’aide que lui apportaient déjà la Ligue des Droits de l’Homme et la Cimade.

 

 

Toutes les preuves de l’intégration réussie de Souleymane ont aussi incité de nombreux élus de la République, députés, sénateurs et Maires, à soutenir auprès de la Préfecture sa demande de régularisation.

 

 

Au cours de ces dernières semaines, deux rassemblements de soutien ont déjà réuni à Fabrègues des centaines de citoyens.