Blanquer, dans son projet de loi, via l'article 1, entend introduire un "devoir de réserve", appelé "devoir d'exemplarité", aux personnels de l'Education nationale. Ce devoir de réserve n'existe pas actuellement dans la fonction publique, ou plus précisément dans des cas très précis (lire ceci : https://www.sudeducation.org/Le-devoir-de-reserve-une-legende.html).

Le gouvernement entend donc mettre aux pas les personnels : c'est : "Sois prof et ferme ta gueule."
Avant même la promulgation de la loi, les personnels mobilisé-e-s subissent des pressions voire des sanctions de la part de l'administration.
Quelques exemples :
- Des collègues du lycée Philippe Lamour à Nîmes recevant une convocation de l'inspection générale suite à leur lutte : http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2019/03/14032019Article636881436110565276.aspx
- Un camarade du SNES-FSU Nice interpellé suite à la manif du 9 mai 2019 : https://nice.snes.edu/Communique-de-Presse-du-SNES-FSU-Academie-de-NIce-en-soutien-a-notre-camarade.html
- Une directrice d'école du Havre sanctionnée pour avoir critiqué la loi Blanquer : http://educaction7627.fr/spip.php?article3899
Tout ceci n'est pas nouveau car dès novembre 2018 une camarade de la CGT Educ'action était sanctionnée sur l'académie d'Orléans-Tours pour faits syndicaux : http://www.cgteduc.fr/actualit-mainmenu-352/2531-stop-a-la-repression-anti-syndicale-a-orleans-tours-soutenons-marie-paule-s-professeure
 
La Recteure de l'académie de Montpellier a par ailleurs demandé aux chefs d'établissement de faire remonter les noms des collègues ayant choisi, collectivement et sans porter préjudice à leurs élèves, de mettre 20/20 à tous leurs élèves en protestation contre les réformes des lycées et contre Parcoursup !
 
L'autoritarisme dont fait preuve le gouvernement est inacceptable. Il est inconcevable que dans une démocratie des salarié-e-s soient sanctionné-e-s pour des faits syndicaux. C'est pourtant ce qu'il se passe et, de plus, l'employeur fautif est l'Etat !
 
Ensemble ! 34 soutient les personnels en lutte contre le projet de loi Blanquer et contre les réformes des lycées et sera aux côtés des salarié-e-s menacé-e-s et sanctionné-e-s pour leur lutte.