Un communiqué de presse signé par 20 organisations héraultaises :

REITERATION :  Demande AU PREFET DE L’HERAULT de non usage DES FLASH-BALL ET GRENADES POUR LE MAINTIEN DE L’ORDRE

 

Malgré notre premier appel, des drames humains continuent de se nouer dans le cadre du périmètre de la contestation citoyenne, tant pour les manifestants que pour les forces de l’ordre impliquées dans ces violences. Ceci doit cesser.

 

Les organisations signataires font le constat dramatique d’un usage illégitime et disproportionné des GLI-F4 (grenades de désencerclement) et LBD 40 (lanceurs de balles de défense) par les forces du maintien de l’ordre, dans le cadre des manifestations. Depuis le dernier communiqué, datant du 14 décembre 2018, le nombre de cas relevant d'une utilisation inappropriée, massive et systématique de ces armes ne cesse d'augmenter.

 

Du 15 décembre 2018 au 15 janvier 2019 : 8 blessés graves ont été recensés et documentés et plusieurs autres cas de pratiques de maintien de l’ordre pouvant être qualifiées de violences. Le 19 janvier 2019 un autre manifestant a été gravement mutilé. Ces victimes ont été causées par les tirs de ces armes qui figurent encore à ce jour dans l’arsenal légal du maintien de l’ordre. A noter également que des observateurs ou des équipes médicales bénévoles (« Street Medic ») ont été prises pour cible. Il est documenté pour quasiment toutes les victimes une distance de 20 à 30 mètres des forces de l’ordre en dehors d’un cas de danger pour ces dernières.

 

Ce n’est pourtant pas la première fois que la LDH nationale, ainsi que les ONG nationales et internationales, dénoncent les violences commises par les forces de l’ordre contre des personnes exerçant une contestation sociale. Il est inadmissible que la France soit le seul pays de l’Union européenne à compter dans son arsenal de maintien de l’ordre des grenades GLI-F4, contenant 25 grammes de TNT (composant explosif utilisé sur les fronts militaires), alors que les grenades offensives OF-F1 contenant de la TNT avaient été interdites à la suite du décès de Rémi Fraisse. Par ailleurs, les grenades de désencerclement et les LBD causent des blessures allant jusqu’à la mutilation permanente, ce que nos valeurs républicaines ne sauraient plus tolérer.

 

 Les organisations signataires exhortent dès lors le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur et localement le Préfet de l’HERAULT à donner instruction de cesser l’utilisation de ces armes pour éviter tout risque de blessures et de décès, puis à abroger tous les décrets autorisant l’usage de ces armes dans le cadre du maintien de l’ordre.

 

Ces atteintes graves aux personnes, es mutilations de simples manifestants ne semblent viser qu’à faire peur au manifestant et portent atteinte au droit de manifester, qui est une liberté fondamentale.

Les questions entourant ces pratiques se sont progressivement imposées dans le débat public, dont les organisations signataires sont parties prenantes. Ces organisations se mobilisent et seront attentives aux suites qui seront données au rapport d'observation qui sera rendu public dans les jours prochains. Nous continuerons de dénoncer les violences éventuelles qui adviendraient, aux fins d’envisager toute action de mise en cause de la responsabilité des décisionnaires dans le cadre de la chaîne de commandement.

 

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LDH 34 – ATTAC 34 – Carmagnole – Luttopia – MRAP Montpellier – Amnesty International Montpellier – Cimade Montpellier– Fédération unie Libre Pensée Hérault – RESF 34 - CGT 34 – Solidaires étudiant-e-s Université Montpellier- Solidaires 34 – FSU 34- Snesup FSU UM -Snes pjj FSU Montpellier - SAF Montpellier - Ensemble ! 34 – EELV 34 – PCF34 – JC34

 

 

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