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J'ai été élue hier avec 26 autres de mes colistiers de la liste Nouveau Monde. Je remercie tous ceux et toutes celles qui ont fait confiance à notre liste Nouveau Monde et qui nous ont apporté leur soutien.  

Bien que la région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées ne soit pas tombée aux mains du Front National, ce dernier s'est renforcé, il menace toujours l'avenir.

Le FN se nourrit de la désepérance sociale, de la misère, du chômage, qui sévissent dans notre pays comme dans notre région. Le PS au pouvoir porte une grande responsabilité, les Républicains (feu l'UMP) aussi car le FN se nourrit d'un discours raciste et xénophobe qu'a trop souvent repris la droite.

Reconstruire un autre discours de solidarité et de fraternité est la tâche de l'heure.  De même, il faut construire un rassemblement à gauche, porteur d'espoir, avec un projet alternatif au libéralisme et à l'austérité. C'est ce que a essayé de faire notre liste « Nouveau Monde ».

Pas question donc de s'arrêter en chemin, une fois les élections passées. Nous devons nous battre pour notre programme au sein d'une assemblée, où fait inédit, le PS et ses alliés ne sont pas majoritaires.

 Elu-e-s, nous devons poursuivre le rassemblement initié, nous devons être des élu-es hors norme :

- des élu-es indépendant-es, revendiquant leur liberté d'expression et leur liberté d'agir, notamment en ce qui concerne le vote du budget.

- des élu-es qui sauront travailler à l'extérieur de l'institution avec ceux et celles qui résistent aux politiques libérales et austéritaires, avec les associations, les syndicats, les collectifs de défense du service public... Avec ceux et celles qui pensent comme nous qu'il est urgent de répondre aux besoins sociaux, écologistes et démocratiques.

- des élu-es qui défendront une vraie politique résolument à gauche, protégeant une population majoritaiement faites de salarié-es, de chômeur-ses, de précaires, de jeunes, de retraité-es, maltraité-es par une politique gouvernementale qui ne sert que les intérêts d'une minorité la plus riche.

- des élu-es en phase avec le mouvement social, avec les résistances.

Pour ma part je serai une élue des luttes dont je me ferai l'écho dans l'assemblée régionale et pour lesquelles j'irai à la rencontre de ceux et celles luttant sur le terrain.

Je l'ai dit dimanche soir sur le plateau de France 3 mon premier geste politique a été de me rendre au rassemblement mercredi 16 décembre au matin à l'hôpital Paul de Viguier à Purpan avec ceux et celles qui luttent contre la casse de l'hôpital public et des centres IVG.

Myriam Martin

Voir ici l'article sur l'entre deux tours et la fusion technique face au FN 

 

Myriam Martin a 47 ans.

Issue d’une famille ouvrière communiste et cégétiste, elle est la petite fille d’un réfugié espagnol. Elle s’engage en politique en 1986 après la grève contre le projet Devaquet. Elle rejoint d’abord les JCR puis la LCR à Toulouse participant à tous les combats de l’époque : syndicalisme étudiant, antiracisme, mobilisation anti FN, participation aux mouvements de solidarité avec la Palestine et le Nicaragua Sandiniste. Elle passe un mois au Nicaragua dans une brigade de solidarité avec la révolution Sandiniste en juillet 1989.

Devenue prof en lycée professionnel en 1995 elle participera activement, en tant que stagiaire, à la grande grève contre le projet Juppé.
Adhésion à la CGT en 1998, elle prendra des responsabilités tant nationale qu’académique au sein de l’unsen cgt. Elle est actuellement toujours déléguée cgt au sein de son établissement.

Au-delà du combat permanent contre la casse du service public d’éducation, elle s’engage avec détermination dans le soutien aux élèves sans papiers, et dans des combats écologistes pour la sortie du nucléaire et contre l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes en participant au grand rassemblement de juillet 2011 et aux manifestations du 17 novembre 2012, à la manifestation du 22 février notamment, ainsi qu’au rassemblement de 2014. En tant qu’internationaliste, elle sera de toutes les luttes pour les droits du peuple palestinien et se rendra dans les territoires occupés en avril 2009.

Sous les couleurs de la LCR, elle représentera son organisation lors d’échéances électorales devenant porte parole locale en 2002.
En 2008 elle est candidate et tête de liste de la liste « Debout, la gauche qui ne renonce pas » à Toulouse, coalition unitaire LCR, les Motivés et des antilibéraux toulousains. 
Elle participa activement à la fondation du NPA, elle conduit la liste de ce parti aux élections européennes dans le Sud-Ouest en 2009 et celle des régionales en Midi Pyrénées en 2010. Elle en deviendra la porte parole en 2011.

Mais en 2012, pour les présidentielles, elle appellera à voter Jean-Luc Mélenchon. Dans la foulée elle rejoindra le Front de Gauche avec la Gauche Anticapitaliste (issue du NPA). Elle œuvre désormais à la construction du FDG. Au sein de celui-ci elle participe avec la GA à la fondation du mouvement « Ensemble ! » regroupant plusieurs organisations membres du FDG (GA, FASE, Les alternatifs, CetA, et la majorité de la GU). Elle est aujourd’hui une des quatre porte-parole de ce nouveau mouvement. En mars 2014, elle était deuxième de liste pour les municipales à Toulouse, sur la liste « A Toulouse Place au Peuple ».

Elle a été proposée pour porter les couleurs du FDG dans le grand ouest pour les européennes de mai 2014. Favorable au rassemblement de toute la gauche anti-austéritaire et de transformation sociale, écologique et démocratique, elle participe aujourd’hui à celui qui est né en Midi-Pyrénées Langedoc Roussillon pour les élections régionales de décembre 2015, entre le FDG, EELV, la NGS, le POC et des collectifs citoyens.