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Le duo Valls – Macron, lamentablement hommes-clés de ce gouvernement, sont les champions de la destruction du code du travail. La remise en cause d’un jour de repos hebdomadaire commun à toutes et à tous, rendant les salarié-es toujours plus disponibles au service du patron, en est un bon exemple.

La délibération soumise au vote du Conseil Municipal propose de passer de 5 (actuels) à 7 dimanches.

Nous ne pouvons que dénoncer ce projet et appeler à se mobiliser et voter contre.

 

Qui profite d’une telle décision ?

- Eliminons tout d’abord un premier argument, celui des ventes supplémentaires. La question de fond est celle du pouvoir d’achat, avec le niveau de pauvreté que connaît notre département et la faiblesse des salaires, il n’y a pas de bonus pour se lancer dans une consommation effrénée. Les achats se feront soit durant la semaine soit le dimanche, mais le volume d’achats n’augmentera pas.

- Ce ne sont pas les salarié-es qui vont voir le travail du dimanche se banaliser, dégradant ainsi leurs conditions de vie et de travail. Il serait faux de croire qu’il ne s’agit que des salarié-es du commerce. Le nettoyage, la sécurité, l’approvisionnement, l'artisanat …. sont inévitablement impactés. Il suffit d’ailleurs d’écouter le patronat pour comprendre que l’objectif est de faire du dimanche un jour travaillé comme un autre.

- Les gagnants sont bien sûr le patronat des grandes zones commerciales et des supermarchés. Ils souhaitent les transformer en promenade du dimanche et lieu permanent de consommation. Ces zones ne cessent de s’étendre avec les projets Ode, Oz…. Cette logique se fait au détriment du commerce de proximité et de la vie des quartiers.

- Nous sommes résolument pour des quartiers vivants avec des commerces de proximité, des marchés paysans, des terres agricoles travaillées permettant l’autonomie alimentaire et les circuits courts. Plutôt qu’augmenter encore le temps au service du patron, nous sommes pour réduire le temps de travail pour que chacun-e puisse avoir accès à un emploi digne.

 

Saurel propose aujourd’hui de passer à 7 dimanches, les années à venir seront sans doute l’occasion d’augmenter ce chiffre la loi le permettant. De plus, la pression du patronat de ce secteur ne va pas baisser. Saurel, au lieu d’écouter les organisations syndicales CGT, FO, Solidaires et CFTC, préfère donner satisfaction au grandes surfaces et zones commerciales.

 

Montpellier, le 16 décembre 2015.

Francis Viguié