Thématique

 

Voici les mesures concrètes que nous mettrons en œuvre :

 

Administration publique : 

L’administration régionale doit donner l’exemple de ce qu’elle prône : en son sein, nous appliquerons donc des mesures mettant en œuvre l’égalité professionnelle et faisant du féminisme une évidence.

  • Formation des agents à tous les niveaux hiérarchiques à la prise en compte des stéréotypes de genre et discriminations sexistes afin de les identifier et de les faire disparaître. 
  • Intégration de clauses dans les appels d’offres pour les marchés de la Région pour que les entreprises s’engagent à respecter l’égalité femme-homme.
  • Égalité professionnelle et salariale des salarié-e-s du Conseil régional : transparence des grilles de salaires (indices, primes,…), des promotions internes et des recrutements ; répartition hiérarchique homogène.
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Instance politique :

L’application de promesses et de directives visant à favoriser l’égalité femmes / hommes laisse très souvent à désirer. Une culture de l’égalité est nécessaire et doit s’incarner dans les institutions. Ainsi, nous éviterons que les droits des femmes soient constamment remis en question et mènerons des actions de fond et à long terme.

  • Vice-présidence à l’égalité femmes-hommes : pour recenser les besoins et dysfonctionnements en matière d’égalité femmes-hommes. Cette vice-présidence sera transversale et travaillera en lien avec les autres domaines, elle s’engagera également à consulter les associations et collectifs féministes et évidemment les instances telles que le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles.
  • Parité au sein de l’exécutif (ce qui n’est pas le cas actuellement).

 

Emploi/formation : 

La part des femmes dans la population active a fortement augmenté, mais elles occupent plus souvent des postes peu qualifiés, travaillent davantage à temps partiel (et pas toujours par choix), gagnent moins que les hommes et touchent donc des retraites nettement inférieures.

Face à ce constat, la Région peut agir sur plusieurs leviers.

  • Utilisation du service public de l’orientation régionale pour décloisonner les emplois genrés.
  • Incitation à la mixité dans l’orientation et l’insertion professionnelle.

 

Violences :

En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint ou son ex-conjoint et 10% des femmes ont subi des violences conjugales durant les douze derniers mois. Chaque année, environ 84 000 femmes sont victimes de viol. Près d’un million et demi de femmes sont victimes de harcèlement sexuel dans l’espace public. Il nous faut recenser ces violences au niveau régional afin d’adapter ou de créer les moyens d’y répondre et de sensibiliser la population.

  • Création d’un Observatoire régional des violences faites aux femmes afin d’établir un diagnostic et proposer des solutions.
  • Campagnes de prévention contre les violences faites aux femmes (affichage, interventions dans les établissements scolaires, les prisons, les transports, …)
  • Accompagnement des femmes victimes de violences notamment par l’augmentation du nombre d’hébergements d’urgence et de leur financement.
  • Prise en charge des auteurs de violences dans la perspective d’éviter les récidives.

 

IVG/contraception : 

Les obstacles pour exercer sereinement ce droit fondamental à disposer de son corps restent encore nombreux. En Languedoc Roussillon et en Midi-Pyrénées, le nombre d’avortements est plus élevé que la moyenne nationale : raison de plus pour offrir aux femmes un service de proximité de qualité qui leur permette de choisir la méthode qui leur convient le mieux.

  • Participation à la création d’un centre IVG dans chaque hôpital avec un nombre de lits et le personnel correspondant aux besoins.
  • Soutien aux dispositifs d’éducation à la contraception et à l’avortement dans les lycées par des personnels formés.
  • Généralisation du Pass contraception.

 

Éducation :

Les inégalités persistantes entre les femmes et les hommes trouvent en grande partie leur racine dans les préjugés entretenus, sciemment ou non, par les parents et le milieu scolaire ; les choix d’orientation fortement sexués influencent par la suite les carrières professionnelles… Si la Région ne peut pas intervenir à toutes les étapes de la construction sociale des futur-e-s citoyen-ne-s, elle a un rôle à jouer, notamment à travers la formation des personnels, pour favoriser une éducation qui permette à chaque élève de s’épanouir dans leur parcours sans subir le poids des stéréotypes.

  • Soutien à l’action des associations œuvrant pour l’égalité entre les femmes et les hommes : financièrement (avec notamment des subventions de fonctionnement) et en sollicitant leur intervention sur le territoire.


Il est de la responsabilité du Conseil Régional que nous dirigerons de prendre part concrètement à la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes. Pour nous, c’est une simple question de volonté politique qui doit irriguer en profondeur notre projet commun grâce à ces mesures ciblées. 
Si, grâce à vous, nous avons en charge la gestion de la Région, nous veillerons à ce qu’elle fonctionne, à tous les niveaux, selon le principe d’égalité entre les femmes et les hommes et que cet horizon inspire l’ensemble des actions menées dans le cadre des compétences qui lui sont conférées. 

 

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