Depuis 1973 le Languedoc-Roussillon connaît une expérience caricaturale, souvent grotesque et, en tout cas, dramatique, de démolition de l’idée de gauche, entendons-nous bien, de l’idée d’une gauche de rupture et de transformation sociale. Autant de mots alignés à la suite et qui devraient, énoncés ainsi, fonctionner en pléonasme.
Mais non, avec le frêchisme, puisque c’est de lui qu’il s’agit, les mots, celui de gauche en particulier et essentiellement, ont perdu la boussole. D’où la nécessité où cette aberration politique nous met de les enfiler, ces mots, comme des perles, pour retrouver le fil perdu d’une politique au service du peuple et renvoyer aux poubelles de l’histoire une autre politique qui, intrinsèquement, se sert du peuple, se moque (dans tous les sens du terme) du peuple ; à des fins personnelles-monarchiques (la mairie…c’est moi, la Région… c’est moi !) mais donc, inéluctablement, aux fins surtout d’un système de domination (capitaliste pour le coup) fondé sur la coupure avec les mandants et cherchant à réduire ceux-ci au rôle de "cons" qu’il faut amuser pour glaner leur vote. Car le frêchisme est en convergence foncière avec le sarkozysme qui reste, dans sa déclinaison régionale (Couderc) comme dans sa centralité élyséenne, l’ennemi à combattre et à battre !
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