Les gros salaires et les autres

3 mois 1 semaine ago

Les gros salaires et les autres …

Il faut remercier l’Observatoire des inégalités…      

https://www.inegalites.fr/L-Observatoire-des-inegalites-a-besoin-de-votr...

La moitié des salariés touchent moins de 1 800€ net par mois, 17 % touchent plus de 3 000€. Cet outil proposé par l’Observatoire des inégalités permet de vous situer sur l’échelle des salaires.
  
59 % des salariés touchent moins de 2 000 euros net par mois, la moitié moins de 1 800 euros, 30 % moins de 1 500 euros. Afin de mieux mesurer la hiérarchie des salaires, l’Observatoire des inégalités propose un outil qui vous permet de vous situer sur l’échelle des salaires, grâce aux données publiées par l’Insee pour l’année 2015.
En équivalent temps plein, l’échelle commence en théorie au Smic (1 135 euros nets mensuels en 2015) et peut atteindre des niveaux très élevés. Le seuil des 1 % des salariés les mieux payés se situe à 8 300 euros nets mensuels. Avec un salaire de 4 000 euros, vous faites partie des 8 % des Français les mieux payés. À 3 000 euros, seuls 17 % des salariés gagnent plus que vous.

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PIerre Cours Salies

Fichier attachéTaille les_gros_salaires_et_les_autres_v2.pdf115.61 Ko Type:  Article Mardi, 19 Février, 2019 - 12:18 Luttes sociales
François Calaret

Pour une réappropriation démocratique des médias

3 mois 1 semaine ago

Nous lançons avec des associations, des organisations de journalistes, des médias, des syndicats et des organisations politiques une déclaration commune pour se « mobiliser pour une réappropriation démocratique des médias ». Cette déclaration, à diffuser et signer largement, est une première étape dans la construction d’une mobilisation et d’initiatives communes pour transformer les médias.

Depuis plusieurs semaines, le mouvement des gilets jaunes bouleverse l’agenda politique, et porte une remise en cause profonde des institutions. Les médias sont tout particulièrement visés. Les gilets jaunes dénoncent, à juste titre bien souvent, un traitement caricatural des mobilisations : surenchère sécuritaire sur les plateaux télévisés et dans certains quotidiens ; confiscation de la parole par les éditorialistes ; disqualification de certaines revendications jugées «irréalistes» et appels à «dialoguer» avec le gouvernement ; ou encore dénonciations des violences des manifestants – alors que les violences policières ont été pendant trop longtemps passées sous silence.

Une telle pédagogie de la résignation n’est certes pas nouvelle. Déjà lors des grèves de 1995, les tenanciers des grands médias martelaient leur sempiternel message : il n’y a pas d’alternative aux réformes libérales. En 2005, ils pointaient du doigt ceux qui mettaient en cause le bien-fondé des politiques européennes et déformaient la révolte des banlieues. Plus récemment, lors des mobilisations contre la loi El-Khomri et les ordonnances Macron, ils dénonçaient un code du travail soi-disant «trop épais et illisible». À l’occasion de chaque mobilisation sociale, ils se sont faits les gardiens de l’ordre économique et politique.
Ces partis pris ont contribué à disqualifier les grands médias. La défiance à leur égard est profonde et sans précédent. D’autres sources d’information sont plébiscitées, médias indépendants ou réseaux sociaux. Certaines des analyses portées depuis des décennies par la critique des médias sont réinvesties largement, au-delà du mouvement des gilets jaunes. L’emprise de quelques milliardaires sur la production de l’information est pointée du doigt. La question des médias s’impose désormais comme une question politique.
La plupart des éditorialistes et chefs de rédaction ne voient, dans cette défiance, qu’une «haine des médias» et de la démocratie. Ils éludent la responsabilité qu’ils portent, par leurs diatribes ou leurs choix éditoriaux, dans l’hostilité qui s’exprime contre l’ensemble des journalistes. Une hostilité dont les plus précaires (en termes de statut ou de conditions de travail) font parfois les frais, sur le terrain, en étant injustement pris à partie ou agressés.

Nous pensons que la défiance envers les grands médias doit être une opportunité. Opportunité, dans les rédactions, de remettre en cause les orientations délétères imposées par les directions éditoriales, et de replacer le reportage et l’enquête au cœur du travail journalistique. Opportunité, dans les médias indépendants, de faire la démonstration par l’exemple qu’un autre journalisme, plus exigeant et plus libre vis-à-vis des pouvoirs, est possible.

Que nous soyons gilets jaunes, militant·es, journalistes, usager·es des médias, nous avons toutes et tous des raisons légitimes de contester un ordre médiatique inique, qui maltraite le pluralisme. Et de nous inquiéter des menaces réelles qui pèsent sur le droit à l’information : la mainmise de quelques milliardaires sur la plupart des médias, les plans de suppressions d’emploi dans l’audiovisuel public comme dans les groupes privés, la précarisation des journalistes statutaires ou pigistes y compris dans certains médias indépendants, la répression policière et la criminalisation qui frappent de plein fouet certains reporters et leurs sources, ou encore les lois liberticides qui visent à contrôler l’information – loi sur le secret des affaires et sur les «fake news».

C’est pourquoi nous affirmons qu’il est temps de se mobiliser pour une réappropriation démocratique des médias. Pour défendre le droit d’informer et le droit à être informé, tous deux gravement menacés. Et pour que l’information, trop longtemps confisquée par les pouvoirs, devienne enfin un bien commun et non une marchandise.

Cette déclaration est une initiative commune :

D'associations, d'organisations de journalistes et de syndicats : Acrimed, Attac, Fédération Nationale de l'Audiovisuel Participatif, La Quadrature du net, Les Amis du Monde diplomatique, Profession : Pigiste, Résistance à l’agression publicitaire, Ritimo, SNJ-CGT, Union syndicale Solidaires.
De médias : Contretemps-web, CQFD, Démosphère Ariège, Démosphère Toulouse, Hors-Série, Jef Klak, L’Alterpresse68, Là-bas si j’y suis, La Clé des ondes, La Gazette de Gouzy, Le journal minimal, L’Insatiable, Le Média, Le Ravi, MAP 36, MédiaCitoyens PACA et Rhône-Alpes, Mediacoop, Radio Parleur, revue Cause commune, Ricochets, Rosalux, Silence, Transrural initiatives, TV Bruits, Télé Mouche, TVnet Citoyenne.
D'organisations politiques : Alternative Libertaire, Ensemble, NPA, PCF, PG.
***
Premiers signataires : Alain Accardo, sociologue; Gilles Balbastre, réalisateur; Patrick Champagne, sociologue; Sophie Chapelle, journaliste; Colloghan, dessinateur; Benoît Collombat, journaliste; Jean-Baptiste Comby, sociologue; Annie Ernaux, écrivaine; Benjamin Ferron, sociologue; Anne-Sophie Jacques, journaliste; Yannick Kergoat, réalisateur; Henri Maler, universitaire; Philippe Merlant, journaliste et conférencier gesticulant; Pierre Morel, photojournaliste; Gérard Noiriel, historien; Michel Pinçon, sociologue; Monique Pinçon-Charlot, sociologue; Denis Robert, journaliste; Karim Souanef, sociologue; Usul, vidéaste.

Vous pouvez signer la déclaration sur le site d’Acrimed : https://www.acrimed.org/Reapproprions-nous-les-medias
 

Type:  Article Lundi, 18 Février, 2019 - 11:09 Culture et médias
François Calaret

Gagner plus au chômage qu’en travaillant ?

3 mois 1 semaine ago

Pourtant dans le magazine Challenges, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud,poursuivi la stigmatisation des chômeur-euse-s , en affirmant qu’on pouvait « gagner plus en étant au chômage » qu’en travaillant. Toute une campagne laisse entendre que les chômeur-euse-s bénéficieraient d’avantages par rapport aux slarié-e-s pauvres, ce qui vise à isoler les chômeurs dans une période de crise sociale.

1. On gagne plus au chômage qu’au travail ?

Suite aux déclarations dans Challenges, le ministère à fourni un calcul qui semble donner raison à la ministre : un CDI d’un an payé au SMIC génère une allocation de 480€. Le calcul des droits au chômage se fait sur une base journalière, ce qui favorise le fractionnement des contrats courts : un CDD qui alterne contrats courts de quinze jours et périodes de chômage de quinze jours, touchera une allocation deux fois plus élevée, à savoir 960 euros. « Il y a là un problème d’incitation et d’équité », clame le ministère. 

Mais il faut être un chômeurs fraudeur particulièrement informé  pour cumuler des CDD de quinze jours et cela au moins pendant huit mois, délai qui ouvre droit à des indemnités chômage, contre quatre mois quand on a travaillé à temps plein.

Le CDI touche  480 euros sur douze mois alors que l’autre,  960 euros sur six mois. Et pour ça devienne avantageux , il faudrait  enchaîner ces CDD courts régulièrement sur une longue période. Mais dans ce cas l’employeur se met dans l’illégalité avec le risque d’ être condamné à la requalification du contrat en CDI  ( rappelons que c’est l’employeur qui embauche et non le salarié qui choisi). Il est vrai que de tels abus existent c’est ce que le MEDEF défend en refusant le système de Bonus malus contre les contrats courts ( tout en reconnaissant que c’est un désavantage pour les salariés à qui le MEDF propose une prime de précarité pour compenser).

La situation citée par Pénicaud est exceptionnelle pour ne pas dire quelle est une  pure spéculation : il n’existe pas de donnée sur le nombre et le coût  financier de ce mode de calcul fondé sur le salaire journalier de référence qui rendrait possible de tels cas

Par contre sur 33 milliards de prestations versées, l’immense majorité des assurés perçoivent des allocations inférieures à leur ancien salaire. Allocation chômage représente  de 75 % pour un salarié payé au Smic, mais il descend jusqu’à 57 % pour celles et ceux qui gagnent plus de 2 000 euros. De plus , moins de la moitié des inscrits à Pôle emploi sont indemnisés, pour un montant moyen de 1 020 euros nets par mois.
Contrairement à ce que dit Muriel Pénicaud, le travail reste toujours plus payant  que le chômage.

2. « La règle du cumul emploi-chômage n’incite pas à la reprise d’un travail »

Ce cumul a été négocié par les partenaires sociaux pour inciter à la reprise d’emploi partielle et favoriser ainsi un retour à l’emploi durable. Il est jugé indispensable pour éviter que les demandeurs d’emploi ne s’installent durablement dans le chômage.Toutefois cette incitation est limitée puisque le cumul ne peut être supérieur au montant de l’ancien salaire :   un chômeur qui cumule salaire et allocation gagne en moyenne 10 % de plus que ses seules allocations. Selon l’Unédic, cela donne lieu en moyenne à une indemnité de 540 € et un faible salaire de €.

Mais ces dispositifs  ont aussi  favorise aussi, revers de la médaille, l’explosion des contrats courts. Non pas du fait d’un choix des chômeur-euse-s  la plupart aspirent à des CDI à temps plein - mais parce que les employeurs y trouvent un intérêt : l’essentiel des CDD courts  (contrats d’usage, d’intérim, intermittence…) sont concentrés sur des secteurs professionnels  -tourisme, hôtellerie-restauration, entreposage, médico-social, construction, audiovisuel- où ils deviennent un mode de gestion habituel : sur les 45 millions de contrats de travail sont créés par an, 40 sont des contrats courts. Devant le coût pour l’UNEDIC de ces contrats génèrent  8,7 milliards par an, soit le doubles des économies demandées par le gouvernement à l’UNEDIC alors que les CDI dégagent 10 milliards d’excédents, le gouvernement prévoit un système de bonus ( pourquoi un bonus?) malus pour les entreprises qui abusent de l’assurance. Le refus du MEDEF ( qui pourtant condamnait le régime des intermittents du spectacle) indique bien que l’usage des contrats courts  est bien  un élément central de la stratégie patronale : la précarisation de l’emploi n’est pas une fatalité , ni une bonne gestion parce qu’elle coûte cher, mais un choix d’organisation du marché du travail capitaliste.

3. Il vaut mieux rester au chômage parce que les aides sociales sont plus élevées que les petits salaires

Tous les politiques nous disent que l’indemnisation du chômage est particulièrement élevée en France comparée à nos voisins européens.

C’est vrai si l’on ne tient compte que des seules allocations UNEDIC  comparées aux seules allocations chômage des autres pays : avec ses 57 % la France est dans le peloton de tête devant l’Allemagne et la Belgique qui sont autour de 40 % et loin devant la Grande Bretagne autour de 15 %.

Mais nous dit une note du Trésor, le revenu de remplacement ne peut se comparer ainsi ! La France est un pays où le revenu de remplacement des chômeur-euse-s  vient principalement des allocations ; Au contraire en Allemagne, en Autriche, en Irlande et surtout au Royaume Uni ce revenu est principalement lié à d’autres transferts : en Allemagne se sont surtout les exonérations d’impôts et au Royaume Uni d’autres aides et en particulier la politique familiale .

SI l’on prend en compte cee taux de remplacement net global les privilèges des chômeur-euse-s francais-es disparaît.  Avec 67 % ( comme l’Allemagne et l’Irlande) il est en France légèrement inférieur à la moyenne (69%) mais inférieur au Luxembourg (87%), au Danemark (84%), en Suisse (77%), en Finlande (76%), au Portugal (74%) et supérieur à l'Autriche (64%), l'Espagne (61%), la Suède (56%) et le Royaume-Uni (54%).

Les aides sociales fonctionnent de la même manière suivant le niveau de ressources comme l’APL par exemple, certaines excluent même les précaires sont privés de la prime d’activité ( pour partie, ou complètement, s’il n’atteignent pas un certain niveau de salaire.

Etienne Adam

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/06acf002-014b-4dd5-bff5-bee...
Sandrine Foulon "peut on gagner plus au chômage qu'en travaillant?" Alteréco et sur France inter https://www.alternatives-economiques.fr/on-gagner-plus-chomage-quen-trav...

Type:  Article Lundi, 18 Février, 2019 - 11:03 Droit du travail
François Calaret

Déclaration d’Anticapitalistas

3 mois 1 semaine ago

Aujourd’hui, 12 février 2019, débute devant la Cour suprême le procès contre le référendum du 1er octobre 2017. Ce procès vise 12 personnes, membres de différents partis et organisations de la société civile catalane. Nous allons assister dans les prochaines semaines, quoi qu’il en soit, à une véritable affaire de portée générale visant l’indépendantisme dans un procès au caractère nettement politique.

• Au-delà du procès, nous ne pouvons pas oublier que la persécution judiciaire ciblant l’indépendantisme catalan touche déjà plusieurs milliers de personnes, soumises à enquête, parmi celles-ci plus de 700 maires, des personnes exilées, des activistes, etc. Il s’agit là d’une politique de micro et de macro répression que cherche à imposer par la force, sans dialogue ni projet démocratique, la «raison d’État»; une raison qui épouse le discours, les pratiques et les revendications de la «minorité dangereuse» qui s’est rassemblée ce dimanche 10 février sur la place Colomb à Madrid, sous la houlette de Casado [dirigeant du Parti populaire], Rivera [dirigeant de Ciudadanos] et d’Abascal [dirigeant de Vox] [1].

• Une minorité qui cherche à dissimuler, derrière sa catalanophobie et son discours de peur et de haine, les nouvelles affaires de corruption qui frappe le PP, les avantages fiscaux des riches, les nouveaux plans de licenciements collectifs d’un secteur bancaire sauvegardé par l’argent public, mais qui privatise des profits par millions, les nouvelles spéculations, la hausse du prix de l’électricité, la destruction de l’environnement et la guerre qu’elle mène contre les salarié·e·s. Au sein de cette Espagne de la haine, de la répression et de l’absence de libertés n’existe aucun projet. Et aucun projet de pays ne peut exister pour la majorité laborieuse qui soit fondé sur la contrainte, quelle qu’en soit la forme.

• La Cour suprême est appelée à juger des accusations portant sur de prétendus délits de rébellion, de malversation et de désobéissance grave. Il s’agit d’un procès politisé, par le truchement du système judiciaire de ce pays, un système qui exige une réforme démocratique depuis longtemps, qui est toujours lié à des intérêts obscurs et, si l’on écarte quelques exceptions brillantes et exemplaires, œuvre pour cette minorité qui s’appuie sur le machisme, le désastre environnemental, l’absence de libertés, la précarité du travail ou la maltraitance animale, entre autres. Nous nous souvenons encore du message WhatsApp [en novembre 2018] du porte-parole du PP, [Ignacio] Cosidó, justifiant l’accord avec le PSOE pour se répartir les postes des organes supérieurs du pouvoir judiciaire et de pouvoir le contrôler «par derrière».

• Des procès comme celui de la manada, d’Altsasu, sur les questions hypothécaires [en octobre 2018] dans cette même Cour suprême, contre des travailleurs et travailleuses en grève ainsi que dans d’autres jugements se traduisant par des restrictions des libertés et des droits démocratiques en témoignent [2]. Il ne fait aucun doute que ce procès résulte d’une connivence entre le système judiciaire et le pouvoir politique, prétendant couvrir du masque de l’impartialité une opération dont le but est de mettre un terme, de la pire des façons, à la question catalane. Les peines cumulées de prison envisagées atteignant 214 ans. En ce sens, nous voyons bien comme autant le ministère public que l’accusation particulière (provenant d’une force d’extrême droite comme VOX) partagent l’invention d’un prétendu délit de rébellion qui a déjà clairement été rejeté par la justice allemande [lorsqu’elle a examiné la demande d’extradition de Carles Puigdemont].

Les trois leaders des droites extrêmes et de l’extrême droite (Vox): Abascal, Casado et Rivera

• À cette fin, il est nécessaire de construire l’inverse même de ce qui va se produire dans la salle du tribunal. Nous ne sortirons pas de ce procès avec un pays plus libre, plus démocratique et où les droits auront été élargis sur la base de la haine et de la contrainte. Il s’agit d’un procès que le nationalisme espagnol le plus ultra – celui qui a défilé sur la place Colomb [Plaza Colón à Madrid, avec 45’000 présents selon le gouvernement, 200’000 selon le PP, Cuidadanos (C’s) et Vox], ce dimanche 10 février] – veut transformer en une vengeance contre le 1er octobre 2017 et contre les aspirations légitimes du peuple catalan à exercer le droit à décider.

Anticapitalistas lance un appel à toutes les organisations et mouvements qui misent sur une sortie démocratique de la question catalane à condamner activement et à se mobiliser contre un procès à caractère politique qui devrait servir, en dernière instance, à rendre évidentes les limites démocratiques de l’État espagnol ainsi qu’à chercher une voie de sortie par le dialogue, démocratique et solidaire. Une issue qui serve également au reste du pays pour mettre au premier plan la nécessité de décider sur les questions essentielles qui nous touchent et qui semblent être du ressort exclusif de politiciens et de grandes entreprises.

• Enfin, nous exigeons, demandons que les personnes poursuivies soient immédiatement libérées et qu’elles puissent retrouver leurs familles, chez elles, sans devoir se soumettre à des chantages ou aux menaces de l’offensive réactionnaire qui s’est réunie sur la place Colomb. (Déclaration faite le12 février 2019; traduction Réd. A L’Encontre)

___

[1] L’emploi du terme de «minorité dangereuse» doit ici se comprendre en lien avec la campagne menée par Anticapitalistas qui entend «retourner» le stigmate projeté sur les «minorités dangereuses» (étrangers, indépendantistes, etc.) propre au discours des droites. «Les minorités dangereuses, c’est eux!», par ce slogan Anticapitalistas cible donc les droites, les dominants, etc. (Réd. A L’Encontre)

[2] La manada, la «meute», autodénomination d’un groupe de cinq jeunes adultes qui, en juillet 2016, a violé une jeune femme; cet acte terrible et abject a été qualifié au plan juridique non de viol mais d’agression sexuelle. Ce jugement a été soumis à une remise en cause de la parole de la victime. Il a suscité d’importantes manifestations féministes. Autre exemple: une altercation dans un bar de cette petite ville de Navarre entre deux gardes civils, leurs compagnes et huit jeunes, en octobre 2016, a conduit à la condamnation de sept de ces derniers à des peines de prison entre 9 et 13 ans sous le chef d’accusation «d’attentat», celui de «terrorisme» ayant finalement été écarté. Il est à noter que la juge de ce procès, auprès de l’Audience nationale, Carmen Lamela, membre depuis 2018 à la Cour suprême, a joué un rôle central dans les poursuites lancées contre les indépendantistes catalans. (Réd. A L’Encontre)

Type:  Article Jeudi, 14 Février, 2019 - 09:22 Droits - libertés Catalogne
François Calaret

Liberté pour les prisonniers politiques catalans

3 mois 1 semaine ago

https://petitioncat.blogspot.com/

Nous voulons que ce blog soit un référent francophone pour la Presse, pour toutes celles et ceux qui veulent accompagner ce Procès unique où l' enjeu est certes celui de la liberté d'hommes politiques injustement accusés et emprisonnés, mais aussi celui de la démocratie, des droits démocratiques élémentaires. 
C'est une contribution que nous avons décidée en commun, nous les  signataires de la Pétition pour la Libération des prisonniers politiques catalans, chacune, chacun est appelé-e à y envoyer informations, contributions, témoignages... Nous vous appelons à faire connaître le plus largement le Blog.

Très prochainement nous convoquerons une rencontre avec les premiers témoins qui suivent à Madrid le déroulement du procès.

Nous vous communiquerons date et lieu de la rencontre.

Pendant tout le procès notre pétition qui a déjà plus de 10.000 signatures continue d'actualité. De nombreux catalans de Catalunya l'ont signée. Ils nous envoient par là le message qu'ils sentent combien ils ont besoin d'aide, qu'ils ont besoin que nous ici de l' autre côté des Pyrénées, nous répondions en la diffusant largement, en appelant et en la faisant signer autour de nous.
   
Personne ne peut rester silencieux ou passif avec ce qui se joue aujourd'hui à Madrid dans la petite salle du Tribunal suprême. Ce qui s'y joue la manifestation dimanche dernier 10 février Place Colon l'a montré: là se sont retrouvés unis contre le droit à décider, contre le droit à l' autodétermination, groupes franquistes, extrême droite, exigeant l'illégalisation des partis qui sont en faveur de l' indépendance, droite et centre droit... Manuel Valls s'y est retrouvé...Voilà à quelle dérive on est entraîné si on cède d'un millimètre sur les droits démocratiques lorsqu' ils sont en danger. La passivité et le silence doivent être rompus! En signant cette pétition, en la faisant signer c'est cela que nous avons entrepris.

L'autodétermination n'est pas un délit ! c'est un droit!  Libération des prisonniers politiques catalans!

Paris 13 février

Jean Puyade et Ivan Gordillo pour le collectif de signataires.

Type:  Article Jeudi, 14 Février, 2019 - 09:20 Droits - libertés Catalogne
François Calaret

Non au coup d’État au Venezuela !

3 mois 2 semaines ago

Les personnalités et organisations d'amérique latine signataires, engagées pour la conquête de souveraineté, liberté et démocratie pour nos peuples, condamnons la nouvelle tentative de faire tomber le gouvernement élu de Nicolas Maduro aujourd'hui par la voie du coup d’État et de l'intervention militaire étrangère coordonnée par les Etats-Unis. C'est une intervention impérialiste qui, une fois de plis, ne défend pas la démocratie mais l'exact opposé. Elle n'est pas uniquement contre le gouvernement de Maduro, mais pour maintenir sa domination impérialiste dans la région.

Les 22 et 23 janvier, nous avons été témoins de l'action coordonnée depuis la Maison Blanche, par le biais de Mike Pence, afin d'instaurer une présidence usurpatrice et illégitime pour laquelle personne n'a voté. La ligne dictée par Pence au nom de Trump a été suivie minutieusement au Venezuela.

A l'échelle internationale, l'OEA et les pays dits du groupe de Lima ont immédiatement appuyé les plans impérialistes en reconnaissant la présidence illégitime de Guaido. Bolsonaro, Macri, Pena, Duque prétendent mettre en place un blocus conere le Venezuela en s'alignant sur la politique militariste de Trump et en alimentant les provocations qui justifieraient l'intervention armée.

De nos pays respectifs, nous appuyons et participons aux accions internationalistes.

Nous appelons à de très amples campagnes internationales contre ce nouveau chapitre d'une histoire deéjà longue d'interbentions des Etats-Unis sur notre continent. Défendre la souveraineté vénézuélienne ne doit pas d'ailleurs nous empêcher de faire des critiques et pointer les contraduictions du gouvernement de Maduro.
Mais, et cela devrait être le sens commun de base : seul le peuple vénézuélien peut librement et démocratiquement être maître de son futur, sans être la marionette d'aucune puissance impérialiste.

Non au coup d’État au Venezuela !

Liga Unitaria Chavista Socialista (LUCHAS) Venezuela. Stalín Pérez, Luis Bonilla

Partido Revolucionario de los Trabajadores (PRT), México: Edgard Sánchez, Luis Rangel, Josefina Chávez, Andrés Lund, Gabriela Zanabria.

Movimiento Ecosocialista (Colombia): Daniel Libreros.

Polo Ciudadano (Panamá): Olmedo Beluche, Félix Villarreal, Briseida Barrantes y Abdiel Rodríguez.

Comuna (PSOL de Brasil): Cheron Moretti, Jacqueline Parmigiani

Democracia Socialista (Argentina) Martín Mosquera

Corriente Amaru (Perú): Jonathan Fuentes.

Tarzia Medeiros, Secretaria General del PSOL (BRasil)

Guillermo Almeyra. Escritor y militante revolucionario (México)

Mario Azeredo, miembro de Dirección PSOL-RS

Berna Menezes de la Ejecutiva Nacional del PSOL

Mario Hernández (Argentina)

Eduardo Lucita. Economista (Argentina)

Claudio Katz. Economista (Argentina)

Aldo Casas. Militante revolucionario (Argentina)

Nora Ciapponi, militante socialista (Argentina)

Mario Quiñones, médico y militante revolucionario (Venezuela)

Eric Toussaint, escritor y militante internacionalista (Bélgica)

Organización Política del Pueblo y los Trabajadores (OPT): México. Jorge Herrera, Fernanda Justo, Alberto Bárcenas, Luis Rojas y Edgard Sánchez

Frente Socialista (México): José Santos.

Partido Revolucionario del Pueblo (PRP). México. Gregorio Miranda

Comité de Unidad Popular (México). Mario Rojas

Organización Nacional del Poder Popular (ONPP) México. Luis Rojas.

Coordinadora Socialista Revolucionaria (México): Luis Téllez.

Partido Comunista Mexicano (PCM): Juan Farrera

Juventud Comunista Mexicana (JCM): Isabel Segovia

Sindicato de Trabajadores de la Alcaldía del Municipio Libertador de Caracas

Sindicato de Trabajadores de FCA Chrysler

Sindicato de Trabajadores de Occimetalmecánica

Sindicato de Trabajadores de Filtros Wix

Sindicato de Trabajadores de Vicson

Sindicato de Trabajadores de Encava

Modesto Emilio Guerrero, periodista

Nancy Espassandin, maestra y politologa socialista, Uruguay.

Silvia Beatriz Adoue, ENFF y UNESP (Brasil)

Para Um Nuovo Começo (Centro Político Marxista)

La Aurora (organización marxista): Francesc Mata

Ricardo Napurí Militante socialista. (Perú-Argentina)

Francisvaldo Mendes. Presidente da Fundaçao Lauro Campos do PSOL.

Edwin Qiles, Ángel Cuadrado y Francisco Torres del Movimiento Nacionalista Revolucionario de Puerto Rico

International Socialist Organization (EU): Todd Chretien por el CC de ISO. 

Héctor Menéndez, Grupo Frente Comunista, Córdoba, Argentina

Type:  Article Vendredi, 8 Février, 2019 - 08:53 En débat International Venezuela
François Calaret

Clémentine Autain et Elsa Faucillon lancent Le Fil des Communs

3 mois 2 semaines ago

« Passerelle, cohérence, invention ». Voilà le triptyque du “Fil des communs”, une initiative commune des députées insoumise et communiste Clémentine Autain et Elsa Faucillon – par ailleurs co-directrices de la revue Regards.

« Nous prenons une initiative politique, l’époque nous y oblige pour bâtir une issue émancipatrice aux crises contemporaines. Nous voulons participer activement au travail de refondation des idées, stratégies et formes politiques à même d’agréger et de gagner dans notre pays », écrivent-elles sur leur site.

L’idée n’est pas de créer un énième mouvement politique à gauche, mais bien de « mettre au pot commun », explique à Regards Clémentine Autain : « La vitalité de notre famille politique suppose la mise en mouvement et elle ne peut être uniforme. »

De son côté, Elsa Faucillon assure aussi vouloir « influer, pas éclater ». Auprès de Regards, cette dernière développe : « Nous faisons le constat de l’éclatement et du besoin de renouvellement des idées à gauche. Nous voulons travailler au deux. Les convergences sont essentielles, mais elles sont insuffisantes si elles ne s’attellent pas à donner du sens, de la cohérence, de l’innovation. »

La députée insoumise a d’ailleurs présenté cette initiative au groupe parlementaire « sans difficulté aucune », pas plus que sa collègue avec le groupe communiste.

« Mener tous les combats »

Dans leur premier édito, les deux députées font l’analyse suivante : « L’esprit public se meurt, les inégalités sociales et territoriales explosent. […] Dans ce moment où le brun a le vent en poupe à l’échelle internationale, notre capacité à tenir tête et à affronter les droites dures est clairement posée. » D’où la nécessité de « travailler, encore et toujours, pour imaginer des réponses renouvelées. Le fil permet de tisser, et donc de créer ».

Avec le Fil, Clémentine Autain et Elsa Faucillon entendent « contribuer à cet effort de mise à jour, d’invention » à gauche, avec une « obsession » : « La cohérence des combats contre les oppressions, dominations, aliénations ».

Elles assurent vouloir « mener tous [l]es combats » : « Entre les travailleurs qui se suicident au travail et les migrants qui peuvent mourir en traversant la Méditerranée, entre les précaires victimes de la dérégulation économique et les femmes victimes de violences, entre la lutte pour l’emploi et la préservation de l’environnement, entre le combat contre le racisme et la défense des droits LGBTI, nous ne choisissons pas. »

Concrètement, l’insoumise et la communiste veulent faire du Fil « un outil pour tracer la voie de ces prises de position concrètes qui permettent de faire valoir cette cohérence ». Mais aussi « que le Fil joue un rôle de passerelle », notamment entre « le mouvement social, l’espace politique, le monde intellectuel et artistique ».

Pour l’heure, le Fil se présente comme une newsletter hebdomadaire. Mais les deux parlementaires assurent qu’il « se prolongera par des initiatives publiques ». Et de conclure leur édito : « Nous voulons faire mouvement, influer sur le cours de la construction politique à gauche. »

Loïc Le Clerc, publié sur le site de Regards.

Edito Le Fil des Communs

Nous prenons une initiative politique, l’époque nous y oblige pour bâtir une issue émancipatrice aux crises contemporaines. Nous voulons participer activement au travail de refondation des idées, stratégies et formes politiques à même d’agréger et de gagner dans notre pays.

Tout récemment, les gilets jaunes ont accéléré la prise de conscience des conséquences dramatiques des choix politiques opérés depuis plusieurs décennies. Au mépris des classes populaires s’est opposée l’exigence de dignité. Financiarisation de l’économie capitaliste, explosion de la précarité, menace croissante sur la pérennité de notre environnement, consumérisme effréné qui abîme la planète et nos désirs, services publics démantelés, technocratie en lieu et place de la démocratie… L’esprit public se meurt, les inégalités sociales et territoriales explosent. Sur les ronds-points, cette société qui ne tourne pas rond se trouve vertement critiquée. À raison. Si ce mouvement a surpris dans sa forme, dans ses coordonnées territoriales et politiques, c’est qu’il ne ressemble pas à ce que le XXe siècle et même le tout début du XXIe avait connu. Les gilets jaunes cristallisent la nécessité d’aller au-delà des formes traditionnelles du mouvement ouvrier. Cela ne signifie pas que syndicats, communistes, socialistes, ne sont plus mais qu’ils n’ont plus, à eux seuls, la capacité d’entraînement et d’encadrement d’hier. Ce fait est un indicateur profond des changements qui s’opèrent. Il s’accompagne d’une réalité inédite : en soutien actif aux gilets jaunes, on a trouvé notre gauche et… l’extrême droite. Rien d’anodin. Cette réalité suppose d’aiguiser la stratégie politique pour ne pas sombrer avec le brouillage actuel des lignes de clivages. L’Italie est de ce point de vue un contre-exemple instructif. Dans ce moment où le brun a le vent en poupe à l’échelle internationale, notre capacité à tenir tête et à affronter les droites dures est clairement posée.

C’est pourquoi nous devons travailler, encore et toujours, pour imaginer des réponses renouvelées. Le fil permet de tisser, et donc de créer. Nous voulons avec LE FIL contribuer à cet effort de mise à jour, d’invention. L’échec cinglant des expériences de type soviétique puis la déroute des expériences sociales-démocrates en Europe ont profondément percuté les schémas de pensée à gauche. Le mot gauche est profondément abîmé, il se trouve comme démonétisé. Faire du neuf à cette échelle historique n’est ni une mince affaire ni une simple histoire de tactique, de programme ou de slogan. Ce chemin se construit en avançant, et nous ne partons évidemment pas de rien. Des cultures se sont mélangées depuis plusieurs décennies maintenant, des propositions innovantes ont émergé, la France Insoumise a été identifiée comme un espace politique neuf. Mais la réflexion doit encore être poussée. Nous proposons ce cadre, LE FIL, pour mettre l’ouvrage sur l’établi.

LE FIL, c’est aussi une ligne, un trait qui trace clairement un horizon. Notre obsession, notre fil, c’est la cohérence des combats contre les oppressions, dominations, aliénations. Nous voulons un modèle de société qui sorte du capitalisme mais aussi de tous les modes d’oppressions et de dominations. Entre les travailleurs qui se suicident au travail et les migrants qui peuvent mourir en traversant la Méditerranée, entre les précaires victimes de la dérégulation économique et les femmes victimes de violences, entre la lutte pour l’emploi et la préservation de l’environnement, entre le combat contre le racisme et la défense des droits LGBTI, nous ne choisissons pas, nous voulons mener tous ces combats. Le temps du refrain « priorité à la révolution contre le capitalisme, le reste viendra après » doit être révolu. Oui, il faut articuler égalité et liberté, ambition écologique et « question sociale », qui elle-même est totalement liée à ce que certains qualifient de sociétal pour les dissocier. Il faut faire du neuf, pas de la triangulation politique. LE FIL est un outil pour tracer la voie de ces prises de position concrètes qui permettent de faire valoir cette cohérence, une vision du monde résolument tournée vers l’émancipation humaine, dans toutes ses dimensions.

Le fil sert aussi à relier. Nous voulons que LE FIL joue un rôle de passerelle. Dans ce moment où les repères traditionnels explosent, nous en avons besoin. L’esprit d’ouverture et le parti pris du pluralisme nous tiennent fondamentalement à cœur. LE FIL se veut lieu de confrontation des expériences et des idées, condition d’une élaboration plus fine, plus pertinente. Ce que nous voulons relier, dans le respect de chacun, c’est aussi les trois univers décisifs pour un entrainement populaire : le mouvement social, l’espace politique, le monde intellectuel et artistique.

LE FIL se lance avec cette première newsletter, dont la parution sera hebdomadaire, et se prolongera par des initiatives publiques. Avec toutes les forces individuelles et collectives disponibles qui se reconnaissent ou se reconnaîtront dans notre démarche, nous voulons faire mouvement, influer sur le cours de la construction politique à gauche.

Clémentine Autain et Elsa Faucillon, le 4 février 2019.

Type:  Article Mercredi, 6 Février, 2019 - 16:30 En débat Politique
François Calaret

Macron doit céder aux exigences des gilets jaunes et du mouvement social

3 mois 3 semaines ago

La France est bouleversée depuis 11 semaines par une révolte citoyenne et sociale sans précédent depuis Mai 68.

Depuis 11 semaines, malgré les caricatures et le mépris, les gilets jaunes exigent des mesures simples et immédiates et plus que légitimes de démocratie et de justice fiscale, sociale et environnementale.

Simples et immédiates, parce que l’annulation de la hausse des taxes sur le carburant aurait pu être compensée quasi immédiatement par le rétablissement de l’ISF.

Parce que la remise en cause du CICE pourrait financer une augmentation immédiate du SMIC.

Plus que légitimes, parce que dans un pays devenu un paradis pour les millionnaires, la répartition des richesses est une urgence absolue pour en finir avec l’indécence de cette situation.

Le dimanche 27 janvier à Commercy, une assemblée de groupes gilets jaunes venant de toute la France a lancé un appel contenant des revendications sociales et écologiques fortes (augmentation immédiate des salaires, minimas sociaux, allocations et pensions, droit au logement, à la santé, à l’éducation, services publics gratuits et pour tous, éradication de la misère sous toutes ses formes, égalité et prise en compte de toutes et tous quelle que soit sa nationalité, transition écologique…) ainsi que de grandes exigences démocratiques.

Pour la première fois depuis le début de la mobilisation, les gilets jaunes ont décidé de se joindre à une grève annoncée par les syndicats le 5 février 2019.

Nous voyons dans cette convergence une possibilité de victoire sociale majeure, en permettant un mouvement d’ensemble durable et reconductible incluant l’ensemble des salarié-es, la population des quartiers populaires et la jeunesse.

Nous souhaitons que la grève et les manifestations soient les plus massives possible afin de faire aboutir ces revendications légitimes.

C’est pourquoi nous apportons tout notre soutien à cette date.

Nous condamnons les tentatives de l’extrême droite de s’approprier ce mouvement et de l’utiliser pour promouvoir la haine des immigré-es, l’antisémitisme, le racisme, le sexisme et l’homophobie.

Au lieu d’écouter, le pouvoir se recroqueville sur son appareil répressif et sur un simulacre de débat.

Il prépare même une loi qui restreint la liberté de manifestation.

Nous nous y opposerons !

Nous exigeons du gouvernement qu’il abandonne la logique de criminalisation du mouvement social et populaire.

Un président qui ordonne ou couvre de telles violences sur ses compatriotes perd sa légitimité de représentation du peuple.

Nous ne nous habituerons jamais à ces visages cassés, aux centaines de blessures et mutilations et à ces dizaines de décès que le gouvernement s’échine à minimiser ou nier.

Ce n’est pas dans la dérive autoritaire que se trouve la sortie de crise.

Ce n’est pas en menottant ou en éborgnant les gilets jaunes et ses porte-voix qu’il étouffera la contestation.

Le vrai débat populaire s’exprime dans les quartiers, les rond-points, les assemblées communes, les entreprises.

Emmanuel Macron a perdu la bataille des idées.

Il doit faire droit aux revendications sociales et populaires !

Associations, organisations syndicales et partis politiques :

Attac
Collectif national pour les droits des Femmes (CNDF)
Collectif  La vérité pour ADAMA
Fondation Copernic
Union Départementale CGT 75
Sud PTT
Solidaires
Alternative Libertaire
Ensemble !
Gauche Démocratique et Sociale (GDS)
Génération.s
Groupe parlementaire FI
Mouvement Ecolo
Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
Parti de Gauche (PG)
Parti Ouvrier Indépendant (POI)

Personnalités :

Paul Ariés, politiste, directeur de l’Observatoire international de la Gratuité
Judith Bernard, metteure en scène, enseignante, directrice de publication de Hors-Série.
Thomas Coutrot, économiste
Christine Delphy, sociologue, militante féministe
Laurence De Cock, historienne
Annie Ernaux, écrivaine
Bernard Friot, économiste
Robert Guédiguian, réalisateur
Aude Lancelin, journaliste
Mathilde Larrère, historienne
Gérard Noiriel, historien
Willy Pelletier, sociologue
Michèle Riot Sarcey, historienne
Raphaël Schneider, réalisateur, co-fondateur de Hors-Série.
Julien Théry, historien

Type:  Article Lundi, 4 Février, 2019 - 16:45 Luttes sociales
François Calaret