Thématique
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Un salarié du privé, des cheminots de Sud Rail et de la CGT, une syndicaliste CGT de l'Université Paul Valéry, un syndicaliste de Sud Recherche, une lycéenne de Joffre, un étudiant du campus Triolet, une étudiante de Droit, un syndicaliste de Sud Education du secondaire, un autre de l'université Montpellier, une militante du collectif Migrant de Montpellier, un étudiant de Paul Valéry.

Toutes leurs interventions ont bien montré la cohérence des attaques de Macron-Philippe-Collomb. Toutes leurs mesures délayées avec un gros zeste de violences d'État font sens. Leur projet libéral-autoritaire est là. Mais en même temps, face à ces attaques, toutes les luttes qui se construisent ces derniers mois rentrent en écho, se répondent, s'articulent, comme nous avons encore pu le constater ce soir.

Une très pertinente initiative que cette AG des convergences, organisée par les étudiantes et étudiants mobilisé-e-s de Paul Va' ! Une initiative qui redonne du baume au cœur à la veille d'un rendez vous important : la manifestation interprofessionnelle où les cheminots, les personnels de la santé, les étudiant-e-s, les enseignants, les précaires... vont se retrouver à battre le pavé pour dire non à ces lois scélérates, pour dire oui aux services publics, aux augmentations de salaires, à la diminution du temps de travail, à la protection sociale par cotisation...

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Demain rendez-vous jeudi 19 avril à 14h, jardin du Peyrou à Montpellier.

 

 

 

 

 

 

 

 

Face aux menaces qui se précisent, communiqué intersyndical : Non à l'intervention de la police à l'Université Paul-Valéry !
 

 

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Communiqué d’urgence

Par voie de communiqué, Patrick Gilli vient d’annoncer un recours aux forces de police. En effet, celui-ci indique dans un mail envoyé aux personnels « enjoindre l’État à aider l’établissement et demander le recours aux forces de l’ordre ». Une telle intervention créerait un précédent dans l’histoire de l’Université Paul-Valéry.

Les organisations syndicales condamnent totalement l’utilisation de la police dans l’enceinte de l’université contre les étudiants et les personnels mobilisés. Cette violence non seulement ne règlera rien, mais risque d’entraîner encore plus de problèmes et de tensions.

Nous demandons en urgence à Patrick Gilli de ne pas faire intervenir les forces de l’ordre et de retirer sa demande auprès de la préfecture.

Depuis maintenant 4 mois, les organisations syndicales unies interpellent sous de multiples formes Madame la ministre Vidal au sujet de la loi ORE et de son dispositif « Parcoursup ». Depuis maintenant deux mois, partout en France, des AGs massives d’étudiants demandent le retrait de cette loi. Aux étudiants et aux organisations syndicales, se sont ajoutés les lycéens, les parents d’élèves et enfin les enseignants qui, par motions de département, de conseils, pétitions… ont également exigé le retrait de cette réforme et se sont solidarisés avec les étudiants.

Au lieu d’écouter la voix de la raison, le gouvernement a décidé de mettre en place le dispositif avant même d’avoir voté la loi. Au lieu d’entendre l’exigence des premiers concernés, le gouvernement a envoyé en plusieurs endroits la police dans les amphis occupés, créant ainsi une situation de violences, de tensions, établissant un climat de répression qui s’est incarné par l’expédition punitive du commando de l’UFR de droit de Montpellier.

Dans cette situation tendue à Montpellier, nous nous adressons solennellement à Madame la Ministre : arrêtez immédiatement cette politique d’intervention policière, à Montpellier comme ailleurs. Faites le seul geste d’apaisement possible envers la communauté universitaire et les étudiants : retirez au plus vite votre loi ORE, et ouvrez les négociations sur les moyens humains et financiers à allouer à l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur pour garantir la réussite de notre jeunesse.

À ne pas le faire, à tourner le dos aux lycéens, étudiants, personnels, parents d’élèves et organisations syndicales, vous prenez la responsabilité d’un affrontement général et de nouveaux incidents.

Montpellier, le 16 avril 2018

Premiers signataires :
Snesup UM
Sud Education 34
CGT Universités
CGT SNTRS
Sud Recherche
Snprees FO