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Suite à l’arrestation de Carles Puigdemont par la police allemande, avec la collaboration des services secrets espagnols, ils et elles étaient là, pour revendiquer le droit à l’autodétermination des peuples et exprimer leur solidarité avec les démocrates espagnols et catalans qui refusent la destitution des institutions représentatives de la Catalogne.

Ensemble !34 était représenté et a ré-affirmé sa solidarité. Francis Viguié a pris la parole pour demander la liberté pour Carles Puigdemont et tous les emprisonnés politiques catalans, ainsi que le rétablissement des libertés politiques en Catalogne.


La fin de semaine dernière, nous avons assisté à une escalade répressive contre les dirigeants indépendantistes catalans. A ce jour, tous les dirigeants du dernier gouvernement catalan sont en prison ou en exil ! Un pas vient d’être franchi avec l’arrestation de Puigdemont suite à une collaboration entre les services secrets et les police espagnols et allemands. Une fois de plus, cette Union Européenne nous montre son vrai visage, une Europe contre les droits des peuples comme nous l’avons déjà vu en Grèce et avec l’abandon des kurdes de Syrie .

La prison préventive est de 4 ans dans l’état espagnol. Les emprisonnés accusés de « rébellion » risquent 30 ans de prison !

Le gouvernement du PP a dans un premier temps marginalisé toutes celles et ceux qui cherchaient une solution politique et une négociation pour un referendum négocié comme en Ecosse. Après avoir bloqué tout dialogue, il est entré dans une logique de répression policière et judiciaire. Cette orientation soutenue par Ciudadanos et le PSOE a pour but de vouloir écraser le mouvement indépendantiste, de faire peur et d’empêcher toute possibilité de constituer un nouveau gouvernement indépendantiste suite au résultat des élections du 21 Décembre 2017. Le gouvernement PP et ses complices Ciudadanos et PSOE ont mis en place un état d’exception avec l’article 155 de la constitution espagnole. Ils ont dissous le parlement catalan, imposé de nouvelles élections, mis la Catalogne sous tutelle. Ces élections du 21 Décembre ont été une claque pour le parti gouvernemental de Madrid qui se retrouve marginalisé à 4% et avec moins de voix que la CUP. Ce triumvirat PP-Ciudadanos-PSOE se refuse à reconnaître le résultat des élections du 21 Décembre qui a donné une majorité absolue en sièges aux indépendantistes. Ils bloquent en permanence, via une justice instrumentalisée, toute possibilité de constituer un gouvernement. Trois présidents ont été proposé, Puigdemont logiquement, puis Jordi Sanchez, puis Turull. Les trois sont en prison !

Le Collectif Montpelliérain de Solidarité avec le Peuple Catalan avait appelé ce mardi à un nouveau rassemblement devant le consulat d’Espagne.

Ensemble! soutient ce collectif et ses initiatives.

Avec lui, nous refusons que les droits d’un peuple se règlent par la répression policière et judiciaire

Avec lui :

Nous exigeons avec force la libération immédiate de Carles Puigdemont et de tous les emprisonnés politiques, la levée de tous les chefs d’accusation lancés à leur encontre, la possibilité pour tous les exilé-es de revenir au pays y jouir des libertés inhérentes à la démocratie, la fin de l’application d’un article constitutionnel, le 155, détourné de son objet et ainsi le retour à l’inviolabilité des instances politiques catalanes et enfin la mise en place de négociations entre les parties en conflit.

Article de La Marseillaise du 28/03/2018 :

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Communiqué national d’Ensemble!

Escalade de la répression en Catalogne

Depuis le 20 septembre dernier, date de l’opération Anubis tentant d’empêcher la tenue du référendum d’autodétermination du 1er octobre, la répression n’a cessé de s’amplifier en catalogne. Le 16 octobre, un juge d’instruction de l’Audience nationale ordonnait l’emprisonnement pour « sédition » des deux leaders des principales associations indépendantistes, Jordi Sánchez (ANC) et Jordi Cuixart (Òmnium cultural) ; le 30 octobre, le procureur général mettait en accusation l’ensemble des membres du gouvernement catalan auprès de l’Audience nationale et du Bureau du Parlement auprès du tribunal suprême. Parallèlement, le pouvoir madrilène suspendait les institutions catalanes (Dissolution de la Présidence, du Gouvernement et du Parlement) en vertu de l’article 155 et convoquait de nouvelles élections pour le 21 décembre. Vendredi 23 mars, le tout puissant juge Llarena de la Cour suprême espagnole ordonnait l’inculpation de cinq membres du gouvernement et du parlement (qui avaient été libérés en novembre) et relançait un mandat d’arrêt à l’encontre de six dirigeant-e-s qui avaient opté pour l’exil en Belgique en Ecosse et en Suisse (dont Marta Rovira, secrétaire générale de l’ERC qui avait refusée de se rendre devant le juge vendredi). C’est dans le cadre de ce mandat que Carles Puigdemont a été arrêté dimanche midi à la frontière par la police allemande, avec la collaboration des services secrets espagnols, tout près de la frontière danoise.

 

Dès vendredi 23 mars, à l’initiative des Comités de défense de la République (CDR), il y a eu de nombreuses protestations citoyennes contre ses inculpations dans l’ensemble la Catalogne. Mais avec l’arrestation du président de la Catalogne en exil, les manifestations convoquées par l’ANC, Òmnium cultural et les CDR ont pris une autre ampleur (mobilisations dans les capitales provinciales et au-delà) ainsi que l’organisation de barrages routiers et autoroutiers (L’A7 a été fermée pendant sept heures). Des heurts ont eu lieu à Barcelone et Lleida où les Mossos et la police espagnole ont fortement réprimés. Près d’une centaine de blessés sont à dénombrer dans toute la Catalogne (A Barcelone, des véhicules de la police ont foncé à vive allure sur les manifestant-e-s). Dans les jours qui viennent la mobilisation va se poursuivre dans les Pays catalans (y compris dans la Communauté de Valence et les Baléares) et au-delà.

 

Depuis plusieurs mois, la répression n’a cessé de s’abattre sur les indépendantistes, outre les dirigeant-e-s (qui risquent jusqu’à 30 ans de prison pour « rébellion » et « sédition »), ce sont des dizaines de militant-e-s (et notamment des membres des CDR pour leur participation aux actions lors des grèves générales des 3 octobre et 8 novembre) qui sont poursuivis et qui risquent entre 1 et 5 ans de prison dans le cadre de la loi liberticide Mordaza. La dérive autoritaire du pouvoir espagnol a atteint ces derniers mois des sommets inacceptables pour un pays dit « démocratique ».

 

Depuis l’instauration de l’article 155 en Catalogne, le Parti populaire (PP), Ciudadanos (Cs) et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) n’ont cessé d’entraver le retour au fonctionnement normal des institutions catalanes. Ils n’ont pas reconnu le résultat des élections démocratiques du 21 décembre et ont œuvré sans relâche pour empêcher coûte que coûte la formation d’un gouvernement catalan indépendantiste. Ils ont successivement bloqué l’investiture de Carles Puigdemont fin janvier, celle de Jordi Sánchez et enfin celle de Jordi Turull samedi dernier. Les déclarations des dirigeants de ces partis sont assez éloquentes : à l’image de Pedro Sánchez (PSOE) qui justifie l’arrestation de Puigdemont ne estimant que : « Personne n’est au-dessus de la loi », celle d’Albert Rivera (Cs) qui se félicite que : « la fugue du golpista s’achève », ou de Fernando Martínez-Maillo (PP) : « ce n’est pas possible d’être un fuyard permanent ». Il est permis de s’interroger sur la stratégie à moyen terme du bloc du « 155 ». Entend-il vraiment rétablir les institutions catalanes ?

 

Une fois de plus, l’Union européenne (UE) a montré son vrai visage par la voix de Jean-Claude Juncker, qui a réitéré hier soir son « appui total à l’ordre institutionnel espagnol ». Après la mise au pas des grec-que-s, l’abandon des kurdes à leur triste sort, l’UE refuse de reconnaître les aspirations des catalan-e-s au droit à l’autodétermination. L'UE refuse même de reconnaitre la souveraineté du Parlement catalan démocratiquement élu (dont Puigdemont) et qu'il lui revient d'élire le président du gouvernement catalan, comme il est établi par la Constitution espagnole que le gouvernement Rajoy piétine jour et nuit. Un de ses états membres, l’Allemagne, vient de collaborer avec les services secrets espagnols pour arrêter Carles Puigdemont et pourrait l’extrader.

 

Ces derniers mois, Ensemble ! s’est solidarisé avec le peuple catalan en reconnaissant son droit à l’autodétermination en exigeant le respect du vote populaire et en condamnant la répression qui n’a cessé de s’exercer en Catalogne.

Ensemble ! appelle à la mobilisation en France et à l’organisation de rassemblements le plus large possible pour dénoncer la répression dont sont victimes les dirigeants indépendantistes et le peuple catalan et exprimer sa solidarité avec les démocrates espagnols et catalans qui refusent la destitution des institutions représentatives de la Catalogne

Ensemble demande la libération immédiate de Carles Puigdemont et de tous-tes les emprisonné-e-s politiques, la levée de tous les chefs d’accusation lancés à leur encontre, la possibilité pour tous-tes les exilé-e-s de revenir au pays y jouir des libertés inhérentes à la démocratie, la fin de l’application de l’article constitutionnel 155

27 mars 2018